
«J’étais convaincu que le joueur de tennis tendait la casquette dans ma direction». Piotr Szczerek a tenté toutes les justifications possibles, hélas le mal est déjà fait. Le 29 août dernier, lors du tournoi du Grand Chelem américain, une vidéo circule à la suite d’un match remporté par le joueur polonais Kamil Majchzrak. On y voit ce dernier signer des autographes aux publics et retirer sa casquette par la passer à un jeune spectateur situé en face de lui. Mais à la seconde où la casquette est proposée à l’enfant, une main vient lui chiper, tel le bec d’un goéland affamé au bord de la mer.
Il n’en a alors pas fallu davantage pour que cette scène fasse le tour du monde, déchaînant ainsi les foules parées pour envoyer des revers de critiques et des coups d’endroit d’indignation face au comportement de l’homme. Rapidement, l’identité de ce monsieur est révélée. Il s’agit de Piotr Szczerek, un millionnaire polonais et PDG de la société Drogbruk. Un profil bien loin d’être dans la misère, à tel point de devoir voler un jeune fan...
Le PDG a présenté ses excuses à l’enfant
Lassé du bashing des internautes, Piotr Szczerek s’est alors expliqué sur son geste. Mais ce nouveau service a-t-il été gagnant ou a-t-il commis une double-faute ? À vous d’en juger avec ses propos partagés sur la plateforme GoWork : «Oui, j’ai pris la casquette. Oui, je l’ai fait rapidement. Mais comme je l’ai toujours dit, dans la vie, c’est premier arrivé, premier servi. Je comprends que cela puisse déplaire à certains, mais s’il vous plaît […] ce n’est qu’une casquette».
Un message qui n’a pas suffi pour éteindre l’incendie, si bien que Piotr Szczerek a préféré désactiver les commentaires sur ses comptes des réseaux sociaux. Il a également partagé un communiqué, dans lequel il présente ses «excuses sans équivoque au garçon blessé, à sa famille, ainsi qu’à tous les fans et au joueur lui-même». Il ajoute qu’il a commis une «énorme erreur» et qu’«au milieu de la foule qui applaudissait après la victoire, j’étais convaincu que le joueur de tennis tendait la casquette dans ma direction, pour mes fils qui avaient demandé des autographes».
Piotr Szczerek n’est pas un homme parfait mais il a le mérite, avec son entreprise, de soutenir dans son pays plusieurs programmes d’athlètes de tennis ainsi que d’être partenaire de la fédération polonaise.


















