Fin 2020, alors que le monde est frappé par la pandémie de Covid-19, tous les regards se sont brièvement tournés vers une planète voisine : Vénus. En effet, les astronomes ont détecté quelque chose de surprenant dans ses nuages : un gaz appelé "phosphine" qui, sur Terre, est créé par des processus biologiques. De nombreuses spéculations ont circulé alors que les scientifiques s’efforçaient de comprendre ce qu’ils voyaient. L’an prochain, une mission spatiale doit être menée sur Vénus. Elle tentera d’apporter des éléments de réponse à la question qui passionne les astronomes depuis cette découverte : la vie microbienne pourrait-elle être à l’origine de ce gaz ?

Bien que par la suite des études aient remis en question la détection de la phosphine, l’étude initiale a ravivé l’intérêt pour Vénus. Dans son sillage, la NASA et l’Agence spatiale européenne (ESA) ont programmé trois nouvelles missions pour se rendre sur la planète et étudier, entre autres, si ces conditions ont pu favoriser la vie dans le passé. La Chine et l’Inde ont également prévu d’envoyer des équipages vers Vénus. "La possible présence de phosphine a rappelé à tout le monde à quel point cette planète était méconnue", a déclaré Colin Wilson, de l’université d’Oxford, l’un des responsables scientifiques adjoints de la mission européenne EnVision sur Vénus.

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