
Un budget conséquent, des lancements et des missions en forte hausse… l’Agence spatiale européenne (ESA) affiche ses ambitions pour 2026, rapporte BFM. Parmi les grands moments de l’année, il y aura notamment l’envol de l’astronaute française Sophie Adenot vers la Station spatiale internationale (ISS) à partir du mois de février. «Je lui souhaite beaucoup de succès, de mener de nombreuses expériences et de revenir avec de nouvelles inspirations à partager avec le monde», a confié le directeur général de l’agence, Josef Aschbacher en marge de la présentation de ce programme.
Il a ajouté que «l'objectif principal des astronautes à bord de la station spatiale est véritablement de faire progresser la science et la technologie». Plus globalement, l’ESA prévoit un budget conséquent de 8,26 milliards d’euros pour 2026, en forte hausse, puisqu’il était estimé à 7,68 milliards l’année dernière. Au total, «jusqu’à 65» satellites et missions sont prévus en 2026, un record, alors que 46 ont été lancés en 2025.
15 missions en cours, 12 en préparation
Dans cette enveloppe, 2,4 milliards d'euros seront consacrés aux programmes d'observation de la Terre (48 nouveaux satellites lancés), 1,2 milliard d'euros à la navigation, 996 millions aux communications et 818 millions aux programmes d'exploration humaine et robotique. Josef Aschbacher a précisé que du côté des programmes d'exploration et de science spatiales, 15 missions sont en cours et 12 sont en préparation. Enfin, du côté des lanceurs, «la cadence visée au cours des prochaines années» devrait être atteinte, notamment avec l’accélération des lancements d'Ariane 6 et de Vega-C.
Par ailleurs, dans le cadre de la mission Artemis II, l’ESA va participer au retour des humains autour de la Lune. Elle va notamment fournir le module de service ESM de la capsule Orion. C’est à bord de cette dernière que trois astronautes de la Nasa et un astronaute canadien doivent faire le tour du satellite naturel de la Terre. Selon le directeur général de l’ESA, le vol devrait avoir lieu «entre le premier et le deuxième trimestre de cette année».
Les autres grands rendez-vous
Entre début avril et début mai, la mission SMile développée avec la Chine sera opérée afin d’étudier les interactions entre la magnétosphère terrestre et le vent solaire. De même, un autre grand rendez-vous aura lieu en novembre avec la mission Hera à proximité des astéroïdes Dimorphos et Didymos. Elle doit étudier l'effet d'un impact volontaire effectué par la Nasa afin de dévier leur trajectoire. Sans oublier la mission Bepi-Colombo avec une mise en orbite sur Mercure ou encore l’inauguration du télescope FlyEye en mai en Sicile.


















