
Une polémique qui enfle. En effet, en raison du surcoût de la commande de 36 avions F-35 américains, la Suisse pourrait finalement en acheter moins que prévu, d’après le ministre de la Défense. «Nous allons respecter le budget maximum prévu. Si le prix devait être supérieur, nous étudierions différentes options comme d'acheter moins d'avions, ou de chercher des optimisations au sein du projet», a déclaré Martin Pfister, dans un entretien publié par Le Matin Dimanche, et relayé par BFM TV.
En 2022, la Suisse et les Etats-Unis se seraient mis d’accord sur un prix ferme d'un peu plus de 6 milliards de francs (6,4 milliards d'euros actuels) pour ces avions de combat. Or, le 25 juin dernier, le gouvernement helvétique a précisé que les Etats-Unis réclamaient des surcoûts entre 650 millions d’euros et 1,3 milliard de dollars à cause notamment de la hausse des prix des matières premières et de l’énergie. Il s’agit d’un malentendu, selon les Etats-Unis, rapporté par Berne.
Les livraisons sont censées débuter en 2027
Martin Pfister a toutefois rappelé qu’il était «en tout cas nécessaire d’acheter cet avion» puisque «même avec ce surcoût, le F-35 reste moins cher que ses concurrents». «Il est important pour la défense de notre espace aérien que la Suisse soit intégrée dans ce système. Je suis donc convaincu par ce choix», a ajouté le ministre de la Défense suisse. Les livraisons de ces avions de combat qui remplaceront une flotte vieillissante sont censées débuter en 2027.
En 2020, lors d’un vote populaire, les Suisses avaient approuvé une enveloppe de six milliards de francs pour que le pays se dote d'une nouvelle flotte. Lors du choix de l'appareil, le gouvernement avait assuré que l'avion américain était de loin le meilleur, avec un prix bien inférieur que tous les concurrents en lice pour le contrat.


















