Emmanuel Macron a officiellement lancé vendredi à Cherbourg le Suffren, premier d'une série de six nouveaux sous-marins nucléaires d'attaque (SNA), plus discrets et plus lourdement armés, célébrant un outil de "l'indépendance de la France".

Premier sous-marin français lancé depuis plus de 10 ans, le Suffren est la tête de série des sous-marins de classe Barracuda, dont 12 exemplaires à propulsion conventionnelle diesel-électrique ont été vendus à l'Australie.

Devant le mastodonte d'acier noir de 99 mètres de long, dont l'étrave est recouverte d'une cocarde bleu-blanc-rouge et les parties confidentielles masquées à la vue des 700 invités, le président, encadré de deux salariés du constructeur Naval Group et de deux membres de l'équipage du navire, a simplement abaissé une manette. S'est alors déclenchée une micro-animation vidéo simulant la présence du sous-marin dans son milieu naturel, l'océan.

Plus de 700 personnes, dont la ministre australienne de la Défense Linda Reynolds, son homologue française Florence Parly et l'ancien Premier ministre et ex-maire de Cherbourg Bernard Cazeneuve ont assisté à la cérémonie.

"Aujourd'hui, nous célébrons une réussite industrielle", le 17e sous-marin nucléaire français, a déclaré Hervé Guillou, PDG de Naval Group, entreprise qui a construit le sous-marin avec TechnicAtome (ex-Areva) pour le réacteur nucléaire. Depuis 12 ans, 800 entreprises et plus de 10.000 personnes ont participé à sa construction.

"Ce ne sont pas seulement des sous-marins que vous construisez ici, ce que vous construisez, c'est l'indépendance de la France, c'est notre souveraineté (...), c'est notre statut même de grande puissance dans le monde", a salué le chef de l'Etat, qui a passé une heure dans les