Un projet d’envergure. En déplacement à Abou Dhabi (Emirats arabes unis), sur une base militaire française, et s’adressant aux forces armées ce dimanche 21 décembre, Emmanuel Macron a donné son feu vert à la construction du futur porte-avions de la Marine nationale. Ce dernier remplacera ainsi l'actuel Charles de Gaulle à la fin des années 2030. «Conformément aux deux dernières lois de programmation militaire, et après un examen complet et minutieux, j'ai décidé de doter la France d'un nouveau porte-avions», a annoncé le président de la République, révélant que cette décision avait été prise au cours de la semaine.

Ce porte-avions «sera l'illustration de la puissance de notre nation, la puissance de l'industrie, de la technologie», a précisé le chef de l’Etat lors du traditionnel Noël avec les troupes. «Ce chantier va directement irriguer notre économie et les 800 fournisseurs, dont 80 % sont des PME impliquées dans la construction», a-t-il précisé, promettant de se déplacer «sur le chantier en février prochain». Le budget 2025 prévoit ainsi des autorisations d'engagement à hauteur de 10,2 milliards d'euros sur plusieurs années pour soutenir le développement et la construction du porte-avions.

Un projet dévoilé en avril 2023

Cette annonce d’Emmanuel Macron intervient après plusieurs années d'études et de discussions, sur le plan technique ainsi que sur le plan financier. Comme le rapportent nos confrères de BFM TV, la maîtrise d'oeuvre sera assurée par le constructeur Naval Group et les Chantiers de l’Atlantique, tandis que TechnicAtome est chargé des travaux concernant les deux chaufferies nucléaires K22 qui assureront la propulsion de ce porte-avions. Celui-ci sera d’ailleurs sensiblement plus long et plus large que l’actuel. Il fera près de 80 000 tonnes pour environ 310 mètres de long, contre 42 000 tonnes pour 261 mètres pour le Charles-de-Gaulle.