Le prince Andrew de nouveau dans la tourmente ? Déjà épinglé pour ne pas avoir payé un centime de loyer pendant 22 ans pour son manoir situé à Windsor, puis déchu de tous ses titres par son frère le roi Charles III fin 2025, Andrew Mountbatten-Windsor est rattrapé par une nouvelle affaire. Selon les informations de The Guardian, l’ex-prince est accusé d’avoir sous-loué trois chalets présents sur son ancien domaine de Windsor Royal Lodge, alors qu’il est logé à titre gracieux par la couronne.

Le dernier rapport du National Audit Office (NAO), l’organisme parlementaire indépendant chargé du contrôle et de l'audit des administrations publiques britanniques, assure que «trois cottages sur le domaine du Royal Lodge ont été sous‑loués», et que des «revenus issus de cette sous‑location (étaient) versés à Andrew Mountbatten-Windsor». Le NAO ne sait en revanche pas «quel loyer était facturé», peut-on lire, alors qu’ils sont désormais vacants.

Des loyers couvrant uniquement les frais des cottages ?

D’après plusieurs sources, les loyers perçus n’auraient pas généré de profit et auraient couvert uniquement les frais d’entretien et de fonctionnement du personnel qui y vit, mais aucun élément précis n’a été rendu public. Pour rappel, l’ancien prince, déchu de ses titres à cause de ses liens avec Jeffrey Epstein, avait à l’origine payé une prime d’environ un million de livres pour séjourner dans sa résidence du Royal Lodge et avait promis environ 7,5 millions de livres de travaux.

Des modalités de location variables

En contrepartie, il obtenait un bail de 75 ans et ne payerait qu’un loyer symbolique, chiffré finalement à «zéro», par le rapport du National Audit Office. Désormais, il vit dans le domaine privé du roi à Sandringham, dans l'est de l'Angleterre. Ce rapport met également en avant d’autres éléments, précise The Guardian, comme le fait que les modalités de location varient pour la famille royale, selon le mode de gestion du domaine, que ce soit pour la couronne ou la maison royale.

Les filles d’Andrew bénéficient de tarifs préférentiels

Il apparaîtrait ainsi que les filles d’Andrew Mountbatten-Windsor, non-membres actives de la famille royale, jouissent d'appartements dans des palais royaux à Londres. Le roi Charles III paierait ainsi un loyer «ajusté» sur son duché, inférieur à la valeur du marché, afin que les deux filles puissent y vivre, ce qui revient à dire que les loyers sont payés sur ses revenus personnels. Plus précisément, le NAO affirme que Béatrice paierait au palais Saint James un loyer inférieur à 32% de la valeur du marché, tandis que le cottage de sa sœur au palais de Kensington serait loué à 64% de la valeur du marché.

Onze membres de la famille royale logés gratuitement

Les critiques fusent déjà, l’ancien ministre Norman Baker fustigeant notamment les révélations sur la sous-location à Windsor : «Non seulement, Andrew a pu bénéficier d’un loyer de pacotille pour une propriété gigantesque, mais en plus, il a pu gagner potentiellement des millions grâce à la sous-location de propriétés.» Pour lui, «l’argent aurait dû aller dans le domaine de la Couronne, pas dans [ses] poches». En tout, la maison royale fournit gratuitement des logements à onze membres de la famille royale. Un porte-parole de Buckingham Palace s’est félicité du rapport et de sa «transparence», ajoutant espérer que «ces résultats permettront de corriger, clarifier ou contextualiser un certain nombre de points concernant les propriétés royales».