
Deux décennies de loyers impayés. Installé dans un manoir situé à Windsor, le prince Andrew ne payait plus son loyer depuis vingt-deux ans, selon The Times, relayé par CNews. Si le duc d’York a bien payé un million de livres sterling pour le bail et au moins 7,5 millions de livres sterling pour les travaux de rénovation achevés en 2005, il n’aurait déboursé qu'une somme symbolique de loyer par an depuis 2003. Toutefois, le prince Andrew et sa famille sont autorisés à vivre dans cette propriété jusqu’en 2078.
Comme le rapporte le journal britannique, s’il voulait renoncer à son bail, The Crown Estate, l'organisme gérant le portefeuille des actifs associés à la Couronne britannique, devrait lui verser la somme de 557 595 livres sterling. De plus, une «somme compensatoire» de 185 865 livres sterling par an lui serait également due jusqu'à ce qu'il atteigne la 25e année du contrat en 2028. Depuis 2024, le roi Charles III a décidé de couper les vivres à son frère après lui avoir supprimé son allocation annuelle d'un million de livres sterling. Il ne lui reste alors comme seul revenu déclaré une pension navale de 20 000 livres.
Une enquête en cours
Pour rappel, le prince Andrew est empêtré dans différents scandales notamment en raison de sa relation avec le criminel sexuel américain Jeffrey Epstein. Il a d’ailleurs annoncé avoir renoncé à son titre royal. «Après avoir discuté avec le roi et ma famille, nous avons conclu que les accusations continuelles à mon encontre nuisaient au travail de Sa Majesté et de la famille royale (britannique). [...] Je n'utiliserai plus mon titre ni les honneurs qui lui sont conférés», a annoncé l’homme de 65 ans, alors qu’il fait l'objet d’allégations dans les mémoires posthumes de Virginia Giuffre, ce qu’il dément fermement.
Une enquête est en cours pour déterminer si le prince a demandé à une agent de la protection royale de «dénicher des informations compromettantes» sur cette dernière qui l'accuse d'abus sexuels alors qu'elle n'avait que 17 ans. Une source proche du palais a affirmé que les accusations visant le prince devaient être examinées «de manière appropriée et exhaustive».



















