Le nouveau variant du Covid-19, NB 1.8.1, circule depuis le mois de mars en Asie. Plus récemment, il a été détecté dans des pays d'Europe, dont la France où quatre cas avérés ont été recensés. De quoi susciter l'inquiétude et réveiller la peur d'un nouveau confinement. Mais il n'y a pas lieu de céder à la panique, d'après Bruno Mégarbane, chef du service réanimation de l'hôpital Lariboisière à Paris, questionné par BFMTV le 24 mai. Car en réalité, le Covid-19 «circule en France et ne s'est pas arrêté de circuler. Très régulièrement, de nouveaux mutants du virus apparaissent». NB 1.8.1 n'en est qu'«un parmi d'autres» explique-t-il.

En l'occurrence, NB 1.8.1 est un sous-lignage du variant Omicron. Bruno Mégarbane précise toutefois que ce virus mutant a «acquis deux caractéristiques qui laissent penser qu'il mérite d'être plus surveillé qu'un autre». La première, c'est sa capacité d'infection des cellules, plus rapide et plus importante. La seconde, c'est «sa capacité d'échapper au système immunitaire, qui sait reconnaître les virus grâce aux infections antérieures et à la vaccination». Ces deux propriétés «représentent possiblement un risque» que NB 1.8.1 «devienne le virus à l'origine de la vague qui va sévir à l'automne ou l'hiver prochains» prévient le médecin.

Les vaccins actuels devraient rester efficaces

Vendredi 23 mai, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a placé ce variant «sous surveillance», tout en rassurant : «Les données actuelles n'indiquent pas que ce variant entraîne une maladie plus grave que les autres variants en circulation». Les vaccins Covid-19 actuellement approuvés «devraient rester efficaces» ajoute l'instance mondiale. Comme le rappelle France Info, en France, la nouvelle campagne de vaccination du Covid a démarré le 14 avril et se terminera le 15 juin avec une extension possible au 15 juillet en fonction de la situation épidémiologique.