
Derrière la dénomination NB 1.8.1 se cache un nouveau variant du Covid-19 qui après avoir fait des ravages en Chine lors d'un pic épidémique en mars, a été détectée dans plusieurs pays européens : l'Allemagne, l'Irlande, les Pays-Bas, l'Espagne, la Suède, mais aussi désormais la France, avec quatre cas identifiés, indique un article de L'Union ce 24 mai. L’ECDC (Centre européen de prévention et de contrôle des maladies) tient pour l'instant à rassurer : NB.1.8.1 n’est pas encore classé comme «variant sous surveillance», en raison d’un «faible niveau de circulation dans l’UE au cours de l’année 2025».
Cette nouvelle forme du Covid, d'après les autorités hong-kongaises ne serait pas plus sévère que les précédentes, dont par exemple Omicron ou XEC. Mais elle pourrait être plus transmissible et résistante aux anticorps. La question de l'efficacité des vaccins existants se pose donc, face à cette nouvelle menace sanitaire qui risque de réveiller les souvenirs douloureux d'un pays confiné et à l'arrêt. Sur ce point, l'OMS affirme que «les vaccins Covid-19 actuellement approuvés devraient rester efficaces contre cette variante de la maladie symptomatique et grave».
Aucune hausse des hospitalisations n'a été imputée à ce variant
Dans son rapport publié le 13 mai, l’Organisation mondiale de la Santé évalue par ailleurs la dangerosité de ce variant à un «niveau bas», mais cette estimation, basée sur des recherches préliminaires, s’accompagne également d’un niveau de confiance bas. Pour cette raison et à titre de précaution, l’OMS a, contrairement à l'ECDC, annoncé qu’elle plaçait NB 1.8.1 dans la liste des «variants sous surveillance». Pour l'heure, la majorité des symptômes restent légers à modérés et aucune hausse des hospitalisations n’a été liée au variant. Le maintien des gestes barrières dans les lieux à risques est préconisé par les autorités sanitaires.

















