A l’issue du premier tour des élections municipales ce dimanche 15 mars, le socialiste Emmanuel Grégoire arrive largement en tête à Paris, devant l’ancienne ministre LR Rachida Dati, ouvrant la voie aux tractations pour le second tour. Si le nom du futur maire ne sera connu que dimanche prochain, il est déjà possible d’estimer le montant de son indemnité. Comme le rappelle Le Parisien, la Ville Lumière constitue un cas particulier en matière de rémunération des élus : les indemnités dépendent de la taille de la population.

Le plafond fixé pour les grandes villes s’applique donc à Paris, qui compte plus de 2 millions d’habitants et cumule les compétences d’une ville et d’un département. En octobre 2025, la Ville de Paris avait communiqué ces chiffres dans un souci «de transparence et de responsabilité». La maire percevait alors 9 719,77 euros brut par mois, soit environ 6 984 euros net avant impôt. Après prélèvement à la source, le montant atteignait 4 901,94 euros, largement supérieur au revenu de 97% des Français, selon l’Observatoire des inégalités.

Des indemnités cumulables mais plafonnées

Ces indemnités sont en outre cumulables avec d’autres mandats, mais dans la limite d’un plafond légal. Par exemple, la maire de Paris ne reçoit pas de rémunération pour sa fonction de vice-présidente de la Métropole du Grand Paris, précisait la Ville. Pour donner un ordre de grandeur, Anne Hidalgo évoquait en 2019 un salaire net de l’ordre de 6 500 euros par mois, inférieur à celui d’un préfet ou d’un maire étranger, mais supérieur à celui de la majorité des Français. A titre de comparaison internationale, le maire de Londres, Sadiq Khan, gagne environ 170 282 livres sterling par an, soit près de 16 600 euros par mois.

Dans son communiqué, la Ville de Paris détaillait également les rémunérations des autres élus municipaux : les maires d’arrondissement et adjoints percevaient 5 960,26 euros brut (soit 4 363 euros net), les conseillers de Paris délégués 5 061,08 euros brut (3 695 euros net) et les conseillers de Paris 4 526,71 euros brut (3 382 euros net). Ces montants sont fixés par délibération de l’assemblée élue, conformément aux dispositions du Code général des collectivités territoriales (CGCT).