Au lendemain de l'incursion de drones russes en Pologne, le 9 septembre dernier, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen avait appelé à la réflexion sur la mise en place d’un «mur de drones» dans le Vieux continent. Elle plaidait alors en faveur d’une «capacité européenne développée, déployée et entretenue conjointement, réactive en temps réel». Ce vendredi 26 septembre, les ministres de la Défense des pays de l’est de l’UE examineront cette idée.

En effet, le commissaire européen à la défense, Andrius Kubilius, avait informé Reuters la semaine passée de cette prochaine réunion. Elle prendrait la forme d’une visioconférence avec une dizaine d’États membres de l’UE de pays voisins de la Russie ou menacés par des survols répétées de drones à l’origine non identifiée, comme récemment au-dessus d’aéroports au Danemark.

Un projet rapidement concrétisable ?

L’objectif pour les dirigeants de l’UE est ainsi de discuter de la création un projet de coopération militaire entre la Pologne, la Finlande, l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie visant à renforcer la frontière orientale de l'UE et de l'OTAN, nommé «Baltic Drone Wall». Les détails de cette initiative de défense sont encore très flous. «Ce que nous attendons (de la réunion, ndlr), c'est la confirmation que ce problème est sérieux et qu'ils veulent agir», a notamment déclaré Jaanus Tamm, président-directeur général de l'entreprise de défense estonienne DefSecIntel.

Deux entreprises, sur les huit au moins impliquées dans le projet, affirment également que certaines parties de la technologie du mur de drones sont déjà déployées. Cependant, elles attendent de voir si d'autres gouvernements européens voudront intégrer leur technologie dans leurs systèmes de défense. Une première pierre donc, avant d'évoquer cette question entre chefs d’État la semaine prochaine à Copenhague.