
À l’occasion de son discours aux troupes stationnées aux Émirats arabes unis, le président de la République a annoncé le lancement de la construction du futur porte-avions de nouvelle génération de la marine française, estampillé «PA-NG». Il remplacera l’actuel Charles de Gaulle, qui naviguera jusqu’en 2038.
«La décision de lancer en réalisation ce très grand programme a été prise cette semaine», a annoncé le chef de l'État à Abou Dhabi. Le prix de ce programme sera précisé en février prochain, sans doute au moment où Emmanuel Macron se rendra sur les chantiers de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), qui ont déjà commencé à travailler sur certains éléments du bâtiment.
Plus long de 50 mètres que son prédécesseur
Ce prochain porte-avions sera doté d'une propulsion nucléaire qui permet une longue endurance en mer et qui sert aussi à alimenter en énergie tous les équipements à bord, dont les catapultes nécessaires au décollage des avions de combat Rafale. Mais la grande évolution du prochain porte-avions est qu'il intègrera des catapultes électromagnétiques, en lieu et place des actuelles catapultes à vapeur.
Concernant ces mensurations, il sera plus long de 50 mètres que le Charles de Gaulle et plus lourd de 36 000 tonnes. Ainsi, il mesurera 310 mètres de long pour 85 mètres de large et affichera 78 000 tonnes. Son pont d’envol s’étendra sur 17 200 m² (contre 12 000 m² pour son prédécesseur), et son hangar atteindra 4 500 m², soit 1 000 m² de plus que celui du Charles-de-Gaulle. Cette petite «centrale nucléaire flottante» pourra accueillir un équipage d'environ 2.000 personnes, un groupe aérien embarqué composé de 40 aéronefs, des installations de maintenance, des systèmes de protection ainsi que des zones de vie.


















