Cinq ans après, on pensait en avoir fini avec le Covid-19. Mais le virus pointe toujours le bout de son nez dans le pays, à en croire le dernier bilan de Santé publique France. On est certes loin des niveaux les plus hauts de la pandémie en 2020 et 2021, mais la circulation virale reprend. Déjà avant la rentrée, l’agence nationale de santé publique avait alerté sur la reprise épidémique lors de la semaine du 18 au 24 août 2025 avec davantage de passages aux urgences et d’hospitalisations.

La situation est la même une semaine plus tard, et les indicateurs sont même en hausse. En effet, en ce qui concerne la semaine du 25 au 31 août, donc avant la rentrée (que ce soit à l’école ou au bureau), les passages aux urgences ou hospitalisations restent stables, mais les suspicions d’infection au Covid-19, dans des effectifs comparables aux années précédentes, augmentent. C’est le cas chez les moins de 15 ans (+ 20%) et chez les 15-74 ans (+ 12%).

Des décès aux Etats-Unis

Sur l’ensemble du pays, cela représente «seulement» 102 passages aux urgences, toutefois, les chiffres sont bien plus élevés qu’il y a un an à la même période. Interrogé par Actu.fr, l’épidémiologiste Antoine Flahault, également professeur de santé publique à l’université de Genève, tempère en rappelant qu’on «reste à des niveaux très inférieurs à ceux des grandes vagues de Covid». Cependant il y a bien «une tendance à la reprise de la circulation virale».

L’épidémiologiste note d’ailleurs des signaux semblables «un peu partout en Europe», comme au Royaume-Uni, «suggérant l’arrivée d’une vague de fin d’été et de début d’automne». Mais la circulation virale ne reprend pas qu’en Europe. Aux Etats-Unis, tous les voyants sont dans le rouge, des hospitalisations aux consultations, «et même les décès». Selon Antoine Flahault, cela est dû aux nouveaux variants du SARS-CoV-2 qui sont «beaucoup plus contagieux».

Si la reprise épidémique n’a rien d’inquiétant à cette période de l’année, il faudra faire attention cet hiver, met en avant le spécialiste, d’autant que «la reprise scolaire va accentuer les risques communautaires à venir», explique-t-il auprès d’Actu.fr. Les personnes les plus fragiles (immunodéprimées, personnes âgées, femmes enceintes, etc.) sont évidemment toujours les plus exposées. Pour éviter tout risque, il est conseillé de bien aérer les pièces, et ceux qui le souhaitent, de s’équiper d’un masque FFP2.