Ecoles fermées, cours perturbés, parents contraints de s’organiser… Ce mardi 31 mars, une large mobilisation des enseignants pourrait fortement impacter le fonctionnement des établissements scolaires partout en France. A l’appel d’une intersyndicale regroupant plusieurs organisations (FSU, UNSA, CFDT, CGT, SUD), cette journée de grève s’inscrit dans une semaine de mobilisation pour dénoncer la politique en matière d’éducation du gouvernement.

Au cœur des revendications : les suppressions de postes et le manque de moyens. Plus de 4 000 postes d’enseignants doivent disparaître à la rentrée 2026, dont une grande partie (3 256) dans le public. Les syndicats dénoncent une dégradation des conditions d’apprentissage, avec des classes plus chargées, moins de remplacements et des difficultés accrues pour accompagner les élèves, notamment ceux en situation de handicap. Ils redoutent également de nombreuses fermetures de classes, en particulier dans le primaire. De son côté, le gouvernement justifie ces décisions par la baisse du nombre d’élèves.

Une forte mobilisation attendue dans toute la France

A la rentrée 2026, l'école primaire devrait en accueillir 116 800 de moins, soit une baisse de 1,9%, selon la direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance. Mais pour les enseignants, cet argument ne tient pas : selon eux, cette diminution pourrait au contraire être l’occasion de réduire les effectifs par classe et d’améliorer le suivi des élèves.

La mobilisation pourrait ainsi être particulièrement suivie dans certaines académies comme Lille, Paris ou Besançon, où des centaines de postes sont menacées, indique BFMTV. Concrètement, les parents doivent s’attendre à de nombreuses fermetures de classes, des enseignants absents et des services d’accueil parfois limités. Les collèges et lycées devraient eux aussi être touchés, avec des cours annulés ou réorganisés.

Au-delà de cette journée, les syndicats dénoncent une vision jugée trop budgétaire de l’Education nationale. Ils alertent sur un système qu’ils estiment fragilisé, avec des conditions de travail en dégradation et un niveau scolaire en baisse.