Une journée noire est-elle à craindre dans les écoles jeudi 3 avril à Paris, et plus globalement dans tout l’Hexagone ? Selon nos confrères de France 3 Paris-Île-de-France, plusieurs syndicats d’enseignants appellent à manifester dans le cadre de la journée de mobilisation de la Fonction publique déjà prévue ce jeudi. La FSU-SNUipp-75, le Snes-FSU Paris, la CGT Educ’Action Paris, le SGEN CFDT Paris, SUD éducation Paris, le SNEP Paris, le SNUEP FSU, la CNT-STE 75 et le SE-UNSA 75 protestent contre une «saignée» dans l’Education nationale.

Dans leur viseur, l’annonce au mois de février par le Rectorat de la suppression de nombreux postes dans la capitale : 110 dans le primaire, 132 dans le secondaire, et 223 fermetures de classes. L’intersyndicale ne comprend pas comment ces suppressions de postes interviennent alors que «chaque jour, des centaines de classes se retrouvent sans professeur, faute de remplaçants».

Moins de suppressions de postes et de classes surchargées

Les syndicats d’enseignants déplorent également le fait que des suppressions de postes soient décidées dans l’école publique «dans un contexte où l'enseignement privé sous contrat est largement épargné». Parmi les revendications énoncées, il y a bien entendu la fin de ces suppressions de postes, mais également plus de moyens pour les dispositifs UPE2A et ULIS dans le secondaire, selon France 3.

L’intersyndicale déplore en outre des classes surchargées, et demande donc une réduction des effectifs, ainsi que l’abandon des groupes de niveau au collège et en lycée professionnel. Enfin, les syndicats réclament des créations de postes d’AESH et d'enseignants spécialisés afin d’accompagner les élèves à besoins spécifiques. Plusieurs classes pourraient donc être fermées jeudi, ainsi que le périscolaire. La dernière grève parisienne date du 10 mars. Des professeurs et directeurs d’école protestaient contre ces mêmes suppressions de postes.