Le jour de grève est arrivé. Ce mardi 31 mars, une journée de mobilisation se tient à l’initiative de la FSU, l'UNSA Éducation, la CFDT Éducation Formation et Recherche Publiques, la CGT Educ’Action et SUD Éducation. L’intersyndicale conteste les «choix budgétaires du gouvernement», à savoir les «suppressions d’emplois et [le] blocage de toute revalorisation salariale». Elle craint, dans un communiqué, qu’ils dégradent «encore davantage un service public d’Éducation déjà exsangue».

Les représentants des employés de l’Éducation nationale dénoncent une vision court-termiste du gouvernement. Selon eux, «la variable démographique ne peut être la boussole principale des choix en matière de moyens pour l’Éducation nationale». Ils appellent donc à cesser «cette fuite en avant». Il s’agit en réalité de mettre en garde le gouvernement et les parlementaires pour l’année prochaine : «Nous alertons dès maintenant sur la nécessité de préserver l’Éducation nationale dans le prochain budget.»

Des revendications pour le premier et le second degré

S'agissant du premier degré, c'est-à-dire l’école maternelle et élémentaire, les syndicats refusent «de nouvelles dégradations des conditions de travail et d’apprentissage dans le primaire». En outre, ils déplorent que les nouvelles coupes budgétaires vont amplifier «les difficultés liées au remplacement ou à l’école inclusive». Alors que les fermetures de classes s’accélèrent, l’intersyndicale plaide plutôt pour «une baisse significative du nombre d’élèves par classe».

Pour ce qui est du second degré, à savoir le collège et le lycée, le constat est encore plus alarmiste pour les syndicalistes : «suppressions de divisions qui entraînent une augmentation des effectifs dans les classes, réduction de l'offre de formation, complément de service, chantage aux moyens pour maintenir des groupes de niveau», listent-ils dans leur communiqué. Des observations réalisées alors que «les opérations de préparation de rentrée sont bien avancées».

Interrogée par franceinfo, Aurélie Gagnier, cosecrétaire et porte-parole FSU-SNUipp, met également le focus sur le cruel manque d’AESH, ces assistants pour les élèves en situation de handicap dont la «présence est primordiale à l'épanouissement de l'élève dans un groupe».

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