
Alors que le président du Medef, Patrick Martin, fustige le budget 2026, estimant qu’il menace la compétitivité et l’attractivité des entreprises en alourdissant leur fiscalité, le gouvernement se défend et assure que la majorité des sociétés ne seront pas concernées. Invité sur le plateau de franceinfo, ce lundi 9 février, Nicolas Forissier, ministre du Commerce extérieur et de l’Attractivité, a jugé que cette inquiétude est infondée. «Le budget ne change rien pour les entreprises. Il n’y a pas d’augmentation de la fiscalité sur les entreprises, ni sur les ménages», a-t-il martelé.
«Pour 99% des entreprises, en réalité, les impôts n'augmentent pas», a-t-il assuré, avant de préciser : «Ça ne veut pas dire qu’on n’arrive pas un jour à les baisser (…) En l’état actuel, on est à une forme de stabilité à l'exception des 300 plus grandes entreprises qui vont avoir une contribution exceptionnelle, qui en fait correspond à l’investissement supplémentaire dans la défense».
Près de 7 milliards d’euros pour financer la défense
Selon lui, cette contribution exceptionnelle devrait permettre de financer près de 7 milliards d’euros d’investissements dans la défense. «D’une certaine façon, ce prélèvement vient soutenir l’investissement et l’industrie», a ajouté Nicolas Forissier. Déjà dimanche, également sur franceinfo, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, était elle aussi montée au créneau pour défendre le budget face aux critiques du Medef et de grands patrons comme Bernard Arnault.
«Non, ce n’est pas un budget de matraquage fiscal pour les entreprises. Cette affirmation est fausse», a-t-elle déclaré. Refusant de répondre directement aux critiques de Bernard Arnault, pour qui l’Etat serait «contre les entreprises», elle a rappelé que depuis 2017, «les gouvernements ont largement œuvré en faveur du développement de l’innovation, de l’emploi et donc des entreprises» et qu’ils avaient «massivement baissé les impôts» afin de «préserver le pouvoir d’achat des Français».



















