Patrick Martin n’est pas très confiant pour l’avenir. Le patron du Medef, dans un entretien accordé au Parisien ce samedi 7 février, n’a pas caché sa déception après l’adoption du projet de loi de finances de 2026. Selon lui, «aucun effort» n’a été fait «sur les dépenses sociales» et «certaines promesses importantes pour les entreprises n’ont pas été tenues». «On ne peut pas être optimiste car ce qui a déjà été très difficile dans le cadre des discussions budgétaires 2026 le sera encore plus à l'approche de la présidentielle», explique-t-il.

Le président du Medef regrette certaines mesures du budget 2026 comme les prélèvements sociaux et fiscaux «qui vont bien augmenter de quelques milliards alors que nos entreprises sont déjà parmi les plus taxées au monde». Patrick Martin déplore aussi les promesses qui n’ont jamais vu le jour «sur les impôts de production touchant près de 300 000 entreprises» et sur «la surtaxe d'impôts sur les sociétés portés au plus haut taux mondial».

Patrick Martin redoute le budget 2027

Pour rappel, la version initiale du budget prévoyait que cette surtaxe rapporte 4 milliards d'euros en 2026, contre 8 milliards d'euros en 2025. Or, elle devrait bien rapporter 8 milliards d’euros cette année. «Ceci n’est pas sans conséquence sur notre compétitivité, l’attractivité de la France et la confiance que nous souhaitons avoir dans la parole de l’Etat», affirme Patrick Martin qui s’inquiète des futurs débats budgétaires l’année prochaine.

Ce dernier avoue craindre particulièrement que les entreprises «fassent les frais» du projet de loi de finances 2027. «Sauf coup de théâtre d'ici l'an prochain, il n'y aura pas eu beaucoup d'avancées significatives pour les entreprises», précise-t-il. Seul point positif à signaler, «les thèses que porte de longue date Emmanuel Macron au niveau européen sont en train de s'imposer sous la pression des événements».

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