Sébastien Lecornu a fait un pas vers le PS, vendredi 16 janvier. Plusieurs mesures ont été annoncées sur le perron de Matignon qui vont nécessiter de grosses dépenses, mais on ne sait pas encore comment le gouvernement envisage de les financer. Pour le patron du Medef, cela apporte de l’inquiétude : «Nous sommes inquiets des Even qu’elles contreparties fiscales aux nouvelles dépenses annoncées», assure-t-il dans un communiqué à l’AFP, «ces contreparties devront être exclusivement gagées par des économies structurelles dans la sphère publique».

Cette nouvelle version du budget 2026 devrait être adoptée sans vote la semaine prochaine, par l’article 49.3 ou un passage par ordonnances. Patrick Martin assure être rassuré par l’éventualité d’avoir un budget dans les prochains jours, mais insiste sur le fait qu’il faille «ramener le déficit à 5% maximum» du PIB. Dans sa version issue du Sénat au mois de décembre, le budget 2026 conduisait à 5,3% du PIB.

Plusieurs points positifs

Patrick Martin craint donc des hausses d’impôt, notamment concernant la surtaxe d’impôts sur les sociétés : «Nous réaffirmons notre opposition» à cette surtaxe, jugée «toxique pour l’investissement et l’attractivité de la France», ainsi qu’à «la taxation des patrimoines productifs».

Il s’est malgré tout dit satisfait de la décision de Sébastien Lecornu «de ne pas toucher aux allègements de charge». Il salue également les annonces du Premier ministre concernant le logement, qui représente «une urgence sociale majeure, particulièrement pour les jeunes», ce qui serait aussi «une bouffée d’oxygène nécessaire pour une filière de la construction en grande difficulté».