
Depuis le 16 janvier et jusqu’au 22 février, l’Insee mène la campagne annuelle de recensement de la population en France. Cette opération vise à établir des données essentielles pour les communes et l’État. Mais refuser de répondre n’est pas sans conséquences. Comme le rappelle le site Merci pour l'Info, le recensement permet de déterminer la population officielle de chaque commune et de collecter des informations sur les habitants : âge, profession, logement, ou encore moyens de transport.
Ces données servent à établir les dotations financières de l’État aux collectivités, à prévoir des infrastructures publiques comme des écoles ou des hôpitaux, et à planifier les transports. En France, toutes les communes participent à cet effort. Dans les villes de moins de 10 000 habitants, toute la population est recensée une fois tous les cinq ans. Dans les communes de plus de 10 000 habitants, seuls 8 % des habitants, choisis aléatoirement, sont interrogés chaque année.
Dates et modalités de participation
Les dates du recensement varient selon les zones. En métropole, aux Antilles et en Guyane, il se déroule entre le 16 janvier et le 22 février pour les grandes villes, et jusqu’au 15 février pour les petites communes. À La Réunion et Mayotte, les enquêtes se prolongent jusqu’à début mars.
Les habitants concernés sont informés par leur mairie, soit par courrier, soit par la visite d’un agent recenseur. Celui-ci est identifiable grâce à une carte tricolore avec photo et signature du maire. Pour répondre, deux options s’offrent à vous : le questionnaire en ligne sur Le-recensement-et-moi.fr ou un formulaire papier à renvoyer ou à remettre à l’agent recenseur.
Un acte obligatoire, sous peine d’amende
Le recensement n’est pas facultatif. Selon l’article 3 de la loi n° 51-711 du 7 juin 1951, les personnes sollicitées sont tenues de répondre avec exactitude. En échange, l’Insee garantit l’anonymat des données collectées, qui ne peuvent être utilisées pour des contrôles administratifs ou fiscaux.
Un refus peut entraîner une mise en demeure envoyée par la mairie. Si ce refus persiste ou si les réponses fournies sont volontairement inexactes, une amende de 38 euros peut être infligée.


















