Les températures repartent à la hausse dans une large partie du pays. Comme l’explique TF1, la faute à un dôme de chaleur, phénomène redouté qui s’installe actuellement sur l’ouest de l’Europe. En cause : une zone de haute pression qui agit comme un couvercle. L’air chaud, une fois arrivé au sol, se retrouve piégé, incapable de s’élever. Il s’accumule alors jour après jour, provoquant une montée progressive du mercure. Ce type de configuration bloque également les perturbations, ce qui laisse le champ libre à un ensoleillement intense, aggravant encore la situation.

Sous ce dôme, les températures dépassent largement les normales de saison. Les journées sont étouffantes et les nuits à peine plus respirables. Dans certaines régions, notamment en milieu urbain, les minimales ne descendent plus sous les 20 °C, rendant les phases de récupération plus difficiles. La chaleur se concentre en particulier sur le sud et l’ouest, mais progresse aussi vers le nord. En début de semaine, plusieurs zones pourraient voir les maximales dépasser les 40 °C à l’ombre. Une intensité qui rappelle les vagues caniculaires des dernières années, avec un impact bien réel sur les organismes, les infrastructures et l’environnement.

Vers une accalmie en fin de semaine ?

Des signes de changement pourraient toutefois apparaître d’ici quelques jours. Certains modèles météo envisagent le passage d’une goutte froide, une petite dépression en altitude contenant de l’air plus frais. Si ce scénario se confirme, il pourrait entraîner une déstabilisation de la masse d’air chaude, favorisant l’émergence d’orages et une chute brutale des températures. Une évolution encore incertaine à ce stade, mais qui offrirait une respiration bienvenue après plusieurs jours de chaleur persistante.

Avec des épisodes de ce type de plus en plus fréquents et précoces, la question de l’adaptation se pose. Le dôme de chaleur, longtemps considéré comme un phénomène exceptionnel, tend à devenir un marqueur récurrent des étés européens. Sa mécanique est connue, mais sa répétition interroge. En milieu urbain, en agriculture, ou dans les hôpitaux, chaque vague impose son lot de contraintes. Et rappelle, en creux, les effets concrets du dérèglement climatique.