Il n’entend rien céder. Dans un entretien télévisé très attendu ce mercredi 22 mars, Emmanuel Macron s’est montré inflexible. Le chef de l’État a martelé que “la réforme (des retraites, ndlr) est nécessaire” et “qu’il faut qu’elle entre en vigueur d’ici la fin de l’année”. Le président de la République a donc définitivement fermé la porte à un retrait du texte. Ce qui n’empêche pas les opposants à la réforme de maintenir la pression sur l’exécutif. Partout dans l’Hexagone, des opérations coup de poing se multiplient : “port mort” à Marseille, blocage du pont de Saint-Nazaire, grève dans les raffineries…

Si les manifestants tentent de passer la vitesse supérieure, c’est que, depuis lundi, la situation législative a évolué. L’Assemblée nationale a rejeté les motions de censure présentées par le groupe LIOT et le Rassemblement National. En conséquence, le projet de loi de financement rectificative de la Sécurité sociale (PLFRSS) pour 2023 a été adopté sans vote, grâce à l’article 49, alinéa 3 de la Constitution. Un camouflet pour les syndicats, en dépit de multiples journées de mobilisation qui ont réuni jusqu’à plus d’un million de personnes dans les rues ces dernières semaines.

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