Le Conseil constitutionnel a dit oui à la réforme des retraites. Ce vendredi 14 avril, les Sages ont validé l'écrasante majorité des mesures du texte, ne censurant "que" six "cavaliers sociaux", dont le CDI et l'index seniors. Mais les principaux changements, comme le report de l’âge légal de 62 ans à 64 ans, l'accélération du relèvement de la durée de cotisation pour obtenir le taux plein, la hausse du minimum de pension ou encore la surcote pour les mères de famille vont, eux, bien entrer en vigueur prochainement. Pour savoir dans quelle mesure vous serez concerné, Capital a étudié 8 cas types. Leur analyse se base principalement sur les chiffres figurant dans l’étude d’impact du texte.

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Un salarié né en 1966, qui a commencé sa carrière à 21 ans (PERDANT)

Dans la situation actuelle, notre exemple peut partir à la retraite avec un taux plein après avoir cotisé 169 trimestres (42 ans et 3 mois). Son âge légal de départ à la retraite est fixé à 62 ans. Il peut partir avec le taux plein à 63 ans et 3 mois ou, dès 62 ans, avec une décote de 6,25% sur sa retraite de base car il lui manquera 5 trimestres pour atteindre le taux plein. Avec la réforme, il devra avoir cotisé 172 trimestres pour toucher une retraite à taux plein. Il pourra donc partir à la retraite à 64 ans avec le taux plein et devra donc travailler trois trimestres supplémentaires. Par ailleurs, avant la réforme, si notre exemple avait travaillé jusqu’à 64 ans, il aurait bénéficié d’une surcote de 3,75% (1,25% x 3) sur sa retraite de base, car il aurait travaillé 3 semestres supplémentaires au-delà du taux plein.

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