Une adoption partielle. Si le Conseil constitutionnel décide de valider le texte, il a cependant la possibilité de supprimer certaines mesures. En choisissant un projet de loi de financement rectificative de la Sécurité sociale (PLFRSS) comme véhicule législatif pour faire passer la réforme des retraites, le gouvernement joue d'ailleurs avec le feu. Les mesures prises dans un projet de loi de financement sont très encadrées. Elles doivent obligatoirement avoir des effets sur les comptes de la Sécurité sociale dans l’année du texte rectificatif, donc 2023. “Si les mesures n’ont pas d’impact financier ou si elles courent sur une autre année, la disposition n’est pas du domaine du PLFRSS donc c’est une disposition qui relève théoriquement du cavalier social”, explique Benjamin Morel, maître de conférences à l’université Paris 2 Panthéon-Assas.

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