
Sniffy est dans le viseur du gouvernement. Cette poudre blanche qui s’inhale à l’instar de la cocaïne est énergisante. Sa vente est légale depuis la mi-mai en France. Les consommateurs la trouvent chez leur buraliste. Les professionnels de santé sont vent debout contre la commercialisation de ce produit, Frédéric Valletoux, ministre de la Santé, en tête. C’est pourquoi la France a décidé de réagir et déposé un arrêté auprès de l’Union européenne. Elle demande la «suspension de la mise sur le marché des produits vendus sous forme de poudre destinés à être consommés par voie intranasale».
Sniffy n’est donc pas désigné nommément, mais c’est sans aucun doute le produit visé. Dans son arrêté, la France insiste sur la dangerosité de ces produits qui «imitent en particulier la cocaïne, substance dont la consommation et la vente sont illicites, et sont de nature à banaliser l’utilisation de ce produit stupéfiant». Elle appelle donc l’Europe à «faire cesser le danger grave et immédiat» que représentent ces poudres. Par ailleurs, les autorités redoutent que les jeunes soient particulièrement exposés, en partie à cause des arômes sucrés ou fruités.
Un produit licite qui ne convainc pas les buralistes
Du point de vue de la santé, l’arrêté relève que les poudres inhalées représentent un risque pour les voies nasales. Elles pourraient entraîner des saignements, des congestions, des infections des sinus. De son côté, Sniffy invoque la légalité de son produit. Sur son site internet, le fabricant affirme : «Une poudre blanche qu'on inhale par le nez ? Bien que cela puisse évoquer le plaisir interdit, c'est totalement conforme à la loi.» Bien que licite, Sniffy ne convainc pas non plus la Confédération nationale des buralistes. Son président, Philippe Coy, s’est insurgé sur BFMTV : «Nous avons une éthique, nous avons une morale, ce produit fait l'amalgame ou un parallèle avec un produit stupéfiant, il est pour moi impensable que le réseau puisse commercialiser ce produit.»
Avez-vous déjà été confronté à cette substance, que ce soit en tant qu'utilisateur ou parent d'un mineur ? Que pensez-vous de ce nouveau produit ? Avez-vous apprécié ou détesté cette expérience ? Avez-vous souffert d'effets secondaires ? Partagez votre témoignage, il nous intéresse. Avec cet appel à témoignages - qui, précisons-le, restera anonyme -, Capital vous donne la parole. Pour nous écrire, envoyez un mail à [email protected] et inscrivez dans l’objet du mail la mention : «Sniffy».


















