Avec son équipe mobile, Anne-Claire, médecin en soins palliatifs à Bourges, parcourt au quotidien les différents services, même ceux qui n’ont pas de LISP (lits identifiés soins palliatifs), pour soulager la douleur de ses patients, apaiser leurs symptômes physiques, psychiques, leur souffrance sociale, voire existentielle, et soutenir leur entourage. «On vient en soutien à nos confrères pour leur apporter notre expertise dans le traitement de la douleur, pour prendre en charge les situations les plus complexes. Du point de vue médical, certains traitements ne peuvent être prescrits que par nous», explique le docteur.

Dans un service classique, un infirmier s’occupe d’une quinzaine de patients le jour, et d'une trentaine la nuit. En soins palliatifs, les effectifs sont très différents : un infirmier pour 5 à 7 personnes le jour, et un pour 10 à 12 la nuit. Les ratios sont les mêmes pour les médecins et les aides-soignants. Certains patients sont visités tous les jours par l’équipe mobile, voire plusieurs fois par jour. D’autres n’ont pas de symptômes très marqués, «on les voit une fois par semaine environ, pour adapter les traitements si besoin». Certains sont suivis pendant des années, pendant que d’autres n’entrent en soins palliatifs que très tardivement.

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