Donald Trump a eu gain de cause. Rassemblés à La Haye mercredi 25 juin lors d’un sommet de très courte durée, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Alliance se sont pliés aux exigences du président américain. Celui-ci obtient des Européens un nouveau partage de l'effort de défense. En effet, ils se sont engagés à porter à 5% de leur PIB leurs dépenses militaires et de sécurité au cours des dix années à venir.

Dans un sommet taillé sur-mesure pour Donald Trump, le chef d’Etat américain l’a qualifié de «fantastique» et de «grand succès». Après un dîner officiel offert par le roi et la reine des Pays-Bas, organisé mardi 24 juin, les dirigeants politiques des 32 pays de l'Alliance ont pris cet engagement exceptionnel pour le renforcement de l’Otan le lendemain. «L'engagement du sommet de la Haye va apporter mille milliards d'euros, c'est historique, je me souviens encore du moment où à peine quatre pays d'Europe dépensaient 2% de leur PIB dans la défense», s'est réjoui Donald Trump.

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Consacrer 5% de son produit intérieur brut à la défense de l’Alliance transatlantique paraît être un coût gigantesque pour les pays européens, mais plusieurs informations apportées au sein du communiqué final nuance cette pensée. Le communiqué officiel fait alors la différence entre la nécessité de consacrer 3,5% du PIB à la défense à l'horizon 2035, auquel s'ajoutera une enveloppe d'1,5% pour tous les investissements qui concernent la sécurité au sens large.

Alors que l’on imaginait l’organisation plus désunie que jamais avec les menaces de Donald Trump, ce sommet a permis d’éviter le pire. Voir de donner même de l’espoir pour aider l’Ukraine face à l’ennemi russe. Le président ukrainien Zelensky a d’ailleurs été invité lors du sommet et a même rencontré Donald Trump en tête-à-tête. Ce dernier a félicité le courage des Ukrainiens. «Près de 7.000 jeunes gens de Russie comme d'Ukraine ont été tués la semaine dernière, c'est dingue», a partagé le président américain. S’il a également promis d'être toujours à la recherche de la paix, il a admis que c'était plus dur que prévu.