
C’est un nouveau coup dur pour Elon Musk. Lors d’un nouveau vol d’essai, la mégafusée développée par l’entreprise SpaceX du milliardaire américain est parvenue à aller dans l’espace avant que son vaisseau n’explose lors de son retour vers la Terre. Il s’agit là de la troisième explosion d’affilée pour la fusée dont l’objectif est de se rendre sur Mars.
Considérée comme la plus grande fusée jamais construite, Starship, qui fait la taille d’un immeuble d’une quarantaine d’étages, s’est envolée le mardi 28 mai depuis la base de lancement Boca Chica située au Texas sous les yeux de nombreux curieux venus assister à son décollage, rapporte TF1 info. Malgré une trajectoire ascendante, l’enthousiasme des ingénieurs a vite déchanté en raison de déconvenues techniques. En effet, bien que le vaisseau soit parvenu à atteindre l’espace, une fuite de carburant lui a fait perdre le contrôle et a conduit à son explosion au-dessus de l’océan Indien où il devait initialement terminée sa course de manière contrôlée. Sur X, SpaceX a ainsi évoqué un «désassemblage rapide non programmé», un euphémisme cher au milliardaire américain pour ne pas évoquer l’idée d’une explosion.
Plusieurs nouveaux vols d’essai programmés
Alors qu’il suivait en direct le vol vêtu d’un tee-shirt arborant sa devise «Coloniser Mars», cette nouvelle déconvenue est loin d’avoir découragé Elon Musk. L’homme d’affaires, qui a décidé de revoir ses priorités en réduisant drastiquement sa présence dans la politique de Donald Trump pour se recentrer sur ses activités qui font grise mine, entend bien mener à terme son projet de conquête de la planète rouge. Ce dernier estime en effet nécessaire de faire des humains une espèce «multiplanétaire» afin de leur permettre une solution de secours dans le cas où la Terre serait un jour amenée à être inhabitable.
Loin de s’avouer vaincu après ce nouvel échec, l’entrepreneur américain a d’ores et déjà fait savoir sur son réseau social X que trois nouveaux vols d’essai auront lieu prochainement à raison d’«environ un toutes les trois à quatre semaines». Le régulateur américain de l’aviation, la FAA, a d’ailleurs donné en mai dernier son feu vert à SpaceX pour permettre 5 à 25 vols annuels à sa fusée Starship. En effet, Elon Musk mise sur une stratégie simple : celle de lancer à plusieurs reprises des prototypes pour ensuite procéder au fur et à mesure à des ajustements en fonction des problèmes rencontrés en vol. Une décision loin de satisfaire plusieurs associations qui avaient déjà décidé de porter plainte en 2023 contre les autorités américaines, les accusant d’avoir mal évalué l’impact environnemental de ces essais, et ce, alors même que la base spatiale texane se situe non loin de zones naturelles protégées.


















