Cette fois, c’est la bonne. Ce mardi 26 août, la mégafusée Starship d’Elon Musk, développée pour allures sur la Lune et Mars, a mené mardi un vol test réussi après plusieurs essais non concluants. Elle a décollé du Texas peu après 18 h 30 locales (1 h 30 mercredi en France) après des reports dimanche et lundi causés par un problème technique puis un aléa météorologique, rapporte Ouest-France. Ce dixième vol test de ce mastodonte de plus de 120 mètres fait suite à trois essais s’étant soldés, en début d’année, par des explosions dans les airs.

Ces déconvenues au cours des derniers mois ont pu entretenir le doute sur l’avancement de Starship. Elon Musk continue tout de même de tabler sur de premiers lancements vers Mars dès l’année prochaine. «Excellent travail de l’équipe de SpaceX», s’est félicité Elon Musk sur X. Les deux étages de la mégafusée se sont séparés après que celle-ci s’est élancée dans le ciel.

Une stratégie risquée

Le propulseur Super Heavy a fini sa course dans les eaux du golfe du Mexique tandis que le vaisseau Starship a réussi à rejoindre l’espace et à déployer avec succès les simulateurs de satellites qu’il transportait. Pour rappel, lors des trois derniers vols d’essais, il avait explosé. Il a ensuite réussi à rentrer dans l’atmosphère terrestre sans exploser avant de plonger, comme prévu, dans l’océan Indien.

La société d’Elon Musk a le mérite d’assumer sa stratégie, c’est-à-dire lancer de multiples prototypes afin de corriger progressivement les problèmes rencontrés en situation de vol, ce qui pour l’instant a plutôt été gage de succès puisque le milliardaire a réussi en un temps record à révolutionner le secteur spatial en produisant à la chaîne des fusées réutilisables. Starship doit, en effet, lui permettre de réaliser son rêve de coloniser Mars. Mais avant cela, la mégafusée devra relever «des milliers de défis techniques», assure l’ancien allié du président américain Donald Trump.