Pas de tatami prévu au château de Versailles, mais un challenge tout aussi important. Ce lundi 19 mai, le champion Teddy Riner a été invité par le président de la République pour promouvoir la France au sommet Choose France auprès de 200 grands patrons du monde entier. Le but ? Que l'Elysée attrape dans ses filets un maximum d'investisseurs étrangers. Le message que devra transmettre le judoka de renom cet après-midi est clair : «Venez, faites-nous confiance parce que nous, on est prêts», lançait ce matin le double médaillé d’or aux derniers Jeux olympiques de Paris 2024 sur le plateau de BFMTV.

Et le choix de Teddy Riner pour représenter la France à cet événement est loin d'être un heureux hasard. Outre un impressionnant palmarès sportif, le judoka a aussi la casquette d’entrepreneur. «Cela fait 18 ans que je suis entrepreneur et que j’investis en France», explique le sportif de haut niveau sur le canal 15 de la TNT. Dernier projet entrepreneurial en date ? Investir pour redresser une entreprise bien connue, même si le nom de la société n’a pas été évoqué.

Si pour Teddy Riner, il n’y a qu’un pas entre le sport et l’entrepreneuriat. Entre le sport et la politique, l’écart est plus grand… bien que pas impossible à franchir. «Si demain je m’engage dans la politique, ce ne sera pas pour être ministre des sports mais pour être président de la République. Quand je fais quelque chose, c’est pour gagner et être une locomotive», affirme l'athlète français.

Une carrière d’entrepreneur déjà bien rodée

Déjà en 2018, L’Equipe classait le judoka parmi les sportifs français les mieux rémunérés, avec des revenus annuels atteignant 5,5 millions d’euros, toutes sources confondues : salaires, primes de performance et activités hors des tatamis. L’année suivante, ses gains étaient estimés à 5,6 millions d’euros, avec un salaire brut annuel moyen avoisinant les 400 000 euros. A ces rémunérations, s’ajoutent des primes attribuées en fonction des résultats sportifs lors des compétitions. Grâce au système de prix prévu pour les médaillés français, les Jeux de Paris 2024 lui ont rapporté une enveloppe conséquente : un double bonus de 80 000 euros, soit un total de 160 000 euros de primes.

Depuis 18 ans, le judoka a su diversifier ses investissements. En 2022, Teddy Riner a lancé une entreprise de vente d’équipements sportifs avec Nicolas Poy-Tardieu, dénommée Fightart. En décembre 2020, Teddy Riner s’associe à un autre sportif bien connu - cette fois-ci des terrains de basket - Tony Parker pour créer T&T Global Management, une société spécialisée dans l’accompagnement fiscal et patrimonial des sportifs de haut niveau tout au long de leur carrière. Parallèlement à cette activité, le champion de 36 ans développe un portefeuille de partenariats avec de grandes marques nationales et internationales. Il est notamment lié à Basic-Fit, Carrefour, Bion3, Décathlon, Audemars Piguet - marque de l’horlogerie de luxe - ainsi qu’au Crédit Agricole.

Il était l’un des ambassadeurs des Agences de Papa, devenu Versity, une agence immobilière digitale. Celle-ci permet aux clients de vendre leurs biens avec un processus de vente simplifié. Image de la marque et également actionnaire du projet, Teddy Riner a investi dans ce projet en 2021. Depuis, l’entreprise immobilière est au plus mal comme le révélait L’Informé en août 2024. Trésorerie à sec, dette de 12 millions d’euros… L’entreprise connaît une lourde crise. En 2025, le judoka organisait à l’Arena Teddy Riner à Asnières-sur-Seine sa propre compétition de judo, la «Riner Cup». Pour participer à celle-ci, il fallait débourser entre 20 euros (cadets) et 35 euros (séniors).