Les tempêtes Nils et Pedro, à l'origine des crues exceptionnelles, inondations et pluies inédites ont fait d’importants dégâts dans l’ouest de la France. Selon France Assureurs et CCR, le coût total des dommages est estimé à 1,2 milliard d’euros. Pour arriver à ce montant, la fédération professionnelle du secteur «estime le coût des sinistres liés aux tempêtes à 900 millions d’euros» et «s’agissant des inondations, CCR (la Caisse centrale de réassurance) en estime le coût à 290 millions d’euros pour le régime de catastrophes naturelles (CatNat)». Elles figurent parmi les événements les plus coûteux de la décennie, juste derrière les tempêtes Ciaran et Domingos de 2023 s’élevant à 1,3 milliard.

Toutefois, ce chiffre énoncé par les deux organismes est une estimation consolidée des dommages directs, mais la facture est encore bien plus lourde. En effet, si l’on prend en compte les dommages indirects comme les pertes d’exploitation, les dégâts sur les infrastructures publiques comme les routes ou réseaux électriques, mais aussi l’inflation du coût de réparation avec l’augmentation des prix des matériaux, la note sera bien plus salée, rapporte L’Indépendant.

Les garanties catastrophe naturelle incluses dans les contrats d’assurance dommages

La tempête Nils, survenue le 12 février et considérée comme la tempête la plus sévère dans le Sud-Ouest depuis 2009, est la plus coûteuse. La Caisse Centrale de Réassurance (CCR) a recensé entre 250 000 et 300 000 déclarations pour toitures arrachées, chutes d’arbres, vitres brisées. Quant à la tempête Pedro une semaine plus tard, elle a fragilisé un certain nombre d’infrastructures.

France Assureurs et CCR rappellent que «les garanties tempête et catastrophe naturelle sont obligatoirement incluses dans les contrats d’assurance dommages, notamment en assurance habitation». De plus, «la garantie tempête peut être mobilisée directement, sans qu’un arrêté interministériel soit nécessaire».