
Selon une étude de la compagnie d’assurance-crédit Coface et de l’Observatoire des emplois menacés et émergents (OEM), relayée par Le Monde, de nombreux emplois pourraient être menacés par l’intelligence artificielle en France, dans les prochaines années. En tout, environ 16,3 % des emplois français seraient fragilisés d’ici deux à cinq ans. Une part qui représente près de cinq millions de salariés.
Parmi les professions les plus menacées, l’architecture et l’ingénierie arrivent en tête, avec 26,9 % des emplois considérés comme menacés par l’intelligence artificielle. Les métiers de l’informatique et des mathématiques les suivent de près (24,9 %), tout comme les métiers des sciences de la vie, des sciences physiques et des sciences sociales (24,7 %), et les métiers des arts, du design, du spectacle, du sport et des médias (23,8 %).
Des cadres plus exposés que les métiers manuels
Selon cette étude, l’IA pourrait bien toucher en premier lieu les emplois qualifiés et bien rémunérés. Les 10 % des salariés les mieux rémunérés seraient exposés à hauteur de 22,1 % et les trois déciles de revenus supérieurs seraient menacés à plus de 20 %. Dans l’industrie aussi, l’intelligence artificielle fera des dégâts et touchera les fonctions support et les postes d’ingénieurs, considérés comme plus vulnérables.
Par ailleurs, d’autres secteurs seront moins touchés, comme le nettoyage et l’entretien des bâtiments et des espaces extérieurs, ou encore l’agriculture, la pêche ou la sylviculture, et la restauration. Des secteurs où les tâches sont difficiles à automatiser.



















