Les consommateurs vont devoir peut-être mettre la main à la poche. Alors que de nombreux départements de l’ouest de la France sont touchés par d’importantes crues et inondations, les premières victimes sont les agriculteurs et leurs différents élevages et cultures. Ainsi, les fortes précipitations pourraient donc avoir des répercussions sur les consommateurs, notamment sur les prix en rayons. Auprès de RMC Conso, la productrice de fraises Sylvie Delaurier-Zanuttigh affirme qu’il y aura «certainement» une hausse des prix.

Toutefois, elle ne se montre pas défaitiste : «Les inondations sont un vrai handicap et vont, bien sûr, avoir un impact sur toute la saison. Il faut attendre une fenêtre de beau temps et faire confiance aux consommateurs. J'espère que les planètes vont s’aligner». Même son de cloche du côté du producteur de légumes Marc Kerangueven. « Les prix peuvent augmenter. Mais nous n'en avons aucune idée, il y a trop d’incertitude », confie le professionnel.

Des pertes énormes pour les producteurs

Les filières agricoles vont être fortement implantées par ces inondations d’une telle ampleur. «Il y aura des pertes de culture par exemple sur les poireaux, les salades et les choux-fleurs, qui sont en champ à cette période de l’année. Pour l’agriculteur qui a investi sur les semences mais aussi en temps de travail, c’est une perte sèche totale», déplore auprès de 20 Minutes Serge Zaka, agroclimatologue. Dans le Maine-et-Loire, Pascal Beaujean, maraîcher, regrette qu'environ 80 000 poireaux sont immergés pour des pertes évaluées à au moins 50 000 euros, d’après Franceinfo.

Pour autant, si de nombreux producteurs ont conscience des pertes à venir, certains n’ont pas d’idée précise de leur nombre. «Il est encore difficile à l'heure actuelle de donner des chiffres des pertes, même à la louche», reconnaît Sylvie Delaurier-Zanuttigh, présidente de l'association des fruits et légumes du Lot-et-Garonne et productrice de fraises Label Rouge, de framboises et de kiwis, pour RMC Conso.