La famille de Thierry Ardisson a fait savoir que les funérailles de l’animateur et producteur se tiendront ce jeudi 17 juillet 2025 à l’église Saint-Roch, à Paris. La cérémonie sera accessible uniquement sur invitation. Figure emblématique de la télévision dès les années 1980, Thierry Ardisson est décédé à Paris des suites d’un cancer. L’annonce de sa disparition a provoqué une vague d’hommages, émanant notamment du président Emmanuel Macron, de dirigeants de chaînes et de nombreuses personnalités du paysage audiovisuel français, telles qu’Arthur, Cyril Hanouna ou encore Karine Le Marchand.

Habitant du 1er arrondissement parisien, Thierry Ardisson était propriétaire d’un appartement rue de Rivoli, situé à côté du jardin des Tuileries, avec vue sur la Tour Eiffel. Un endroit dont il est rapidement tombé amoureux. Son «coup de foudre» pour la rue de Rivoli s’est concrétisé vers un projet de défense de ses mythiques arcades. L’homme en noir a ainsi créé «L’association de défense des Arcades de Rivoli» fin 2014. Il racontait, dans une interview, la raison de ce combat sur le site de l’organisation.

«J’arrête le combat car je n’ai trouvé aucun soutien nulle part»

«Je suis scandalisé par l’état des arcades. La loi stipule qu’elles appartiennent aux propriétaires des logements», détaillait alors un Thierry Ardisson fâché contre les commerces de bouche et de souvenirs. «A l’époque, il n’y avait qu’un étalage rue de Rivoli ! Et la plupart ne respectent pas leur obligation de ne pas occuper plus d’un tiers du trottoir et une hauteur d’un mètre trente», expliquait-il. Malheureusement, malgré l’état des arcades «qui tombent en ruines» et «les trottoirs lézardés», Thierry Ardisson avait préféré jeter l’éponge dès 2018. «J’arrête le combat car je n’ai trouvé aucun soutien nulle part», expliquait-il dans Le Parisien, en 2018, stipulant notamment avoir été déçu par Anne Hidalgo.

Mais cette mise en retrait ne l’avait pas empêché de ne pas continuer à s’exprimer sur le sujet, notamment au printemps 2020 lors des débuts de l’interdiction de circulation sur l’axe, lors du premier confinement : «C’est le rêve. La rue de Rivoli, depuis qu’elle est fermée, c’est devenu un endroit extraordinaire. Le matin, on ouvre les fenêtres et on entend les oiseaux, on n’a plus 50 000 bagnoles toute la journée en bas », présentait-il sur BFMTV.