Avec son cortège de 10 kilomètres de long, la caravane du Tour de France ne passe pas inaperçue! C’est le concept, nous direz-vous, puisque la trentaine de marques partenaires de la plus grande course cycliste au monde, diffusée en direct par plus de 60 chaînes de télévision pendant trois semaines, paie cher pour participer à cette farandole marketing, qui précède le passage des coureurs. Les plus gros sponsors, qui habillent les maillots distinctifs (LCL, Leclerc, Skoda…) et équipent la direction de course, règlent ainsi entre 5 et 10 millions d’euros par an. A l’autre bout de l’échelle, les fournisseurs du Tour, que l’on retrouve en bonne place dans cette fameuse caravane (Cochonou, Logis Hôtels, Haribo…), déboursent entre 150.000 et 1 demi-million d’euros selon leur position dans la file des voitures.

Mais face à la prise de conscience écologique qui infuse dans toutes les couches de la société, le Tour de France, vitrine par essence des mobilités douces, n’échappe pas au débat sur sa propre empreinte carbone. Avec une équation délicate: comment continuer à être un événement populaire, gratuit, mettant en valeur le patrimoine du pays, sans chambouler son modèle économique ni rebuter ses partenaires qui le font vivre. «Notre principal défi, c’est l’itinérance, car nous avons vocation à aller partout, pour la course et pour être proches de tous les publics. C’est pourquoi nous avons réalisé notre propre bilan carbone pour savoir sur quels paramètres agir», souligne Thomas Cariou, directeur RSE d’Amaury Sport Organisation (ASO).

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