
Alors que l'aéroport de Perpignan enregistre une hausse de sa fréquentation de 7% entre le début de l'année et la fin du mois de septembre par rapport à la même période l'an dernier, Transavia pourrait stopper sa liaison entre la capitale et la ville d’Occitanie. Après Paris-Pau, la compagnie aérienne à bas prix du groupe Air France-KLM envisage en effet de supprimer cette ligne, selon le journal régional L’Indépendant, mercredi 16 octobre. Une décision qui peut surprendre puisque cette liaison de Transavia représente à elle seule 45% du trafic avec 21 vols par semaine pendant la saison estivale.
La fréquentation de la ligne Paris-Perpignan ne serait toutefois pas suffisante. Empruntée par les chefs d'entreprise et les élus, cette liaison enregistre un taux de remplissage de moins de 50% et serait donc aujourd’hui menacée. Les vols en direction de Paris Orly seront cependant maintenus durant la période hivernale, précisent nos confrères. Le «Night stop», c'est-à-dire le vol partant à 6h 45 de Perpignan, pour un retour à 21h10, permettant de faire un aller-retour dans la journée, qui avait été supprimé l’automne dernier, puis relancé durant la saison estivale, a été maintenu cet hiver à l’issue d’âpres négociations.
«On a dû fait du forcing...»
«Nous avons insisté pour conserver ce Night stop. On a dû fait du forcing auprès de Transavia. C'est un vol qui coûte très cher à la compagnie... Cette ligne, on ne pourra la conserver à la seule condition que le trafic soit suffisant. Plus il y aura de passagers, plus cette ligne sera pérenne», confient au quotidien régional Julien Baraillé, président du syndicat mixte de l’aéroport, et Denis Leluc, directeur du site.
En août dernier, Transavia avait déjà annoncé la fin de la ligne Paris-Pau, faute de voyageurs. «Malgré des ajustements de programme et d’horaires, et une politique tarifaire volontariste face à la concurrence de la ligne Orly-Tarbes, le niveau de demande sur la ligne Paris Orly – Pau reste insuffisant pour assurer l’équilibre économique et la pérennité de la ligne», justifiait la compagnie low cost.



















