Malgré l'appel au «réarmement démographique» lancé par Emmanuel Macron, la natalité continue de baisser en France. L’Insee a révélé que le nombre de naissances a chuté de 2,2 % en 2024 par rapport à 2023, atteignant son niveau le plus bas depuis la Première Guerre mondiale. Une tendance qui s’explique par des changements sociétaux profonds et une inégalité persistante entre les hommes et les femmes.

L’indicateur de fécondité en France s’est établi à 1,62 enfant par femme en 2024, contre environ 2 enfants par femme entre 2000 et 2012. Une chute importante qui marque la fin de l’exception démographique française. Le maire de Gouesnach, dans le Finistère, Jean-Pierre Marc a déploré le manque de nouveau-nés. «Six naissances en moins : cela ne va pas du tout. Il faut se reprendre», a-t-il indiqué, samedi 18 janvier, lors de la cérémonie des vœux, rapporte Ouest-France. Afin de remédier au problème de natalité, l'équipe municipale bretonne a décidé d'offrir un lingot d’or comme cadeau de naissance. Auparavant, le maire donnait un doudou.

Une baisse la natalité continentale

Cette baisse de la natalité s’inscrit dans une tendance plus large en Europe, où la fécondité des pays tend à s’aligner autour de 1,5 enfant par femme. La baisse de la natalité est également liée à l’évolution des rôles sociaux et à la question de l’égalité femmes-hommes. Historiquement, la France a su concilier vie familiale et professionnelle en permettant aux femmes de travailler tout en ayant des enfants. Mais la situation a changé. Les problématiques pourraient apparaître dans une vingtaine d’années, lorsque ces générations réduites arriveront sur le marché du travail, avec un impact potentiel sur le financement des retraites et de la santé.