Quand le dollar n’est plus sûr, c’est vers l’or qu’on se tourne. La valeur refuge a atteint des records, lundi 22 décembre au matin. Son précédent record date d’octobre dernier à 4 381,52 dollars l’once d'or (31,1 g), et il a atteint les 4 420,30 dollars en début de semaine ! Cette forte augmentation s’explique notamment par le fait que de nouvelles baisses des taux d’intérêt par la Réserve fédérale américaine (Fed) sont à prévoir dès le mois de janvier 2026. «Les investisseurs cherchent à se couvrir contre le risque en fin d’année», explique Neil Wilson, de Saxo Markets, à l’AFP.

Il faut dire que la situation économique aux États-Unis n’a pas de quoi rassurer. Des données publiées la semaine dernière montrent un affaiblissement du marché du travail et un ralentissement de l’inflation. Cela pousserait la Banque centrale à assouplir sa politique monétaire. Cette instabilité de l’autre côté de l’Atlantique s’explique par le plus long shutdown de l’histoire des États-Unis (43 jours) et la guerre commerciale de Donald Trump.

L’impact de la crise entre les États-Unis et le Venezuela

L’or n’est pas le seul métal à avoir pris de la valeur. C’est aussi le cas de l'argent, dont le cours a aussi atteint un nouveau record à 69,4549 dollars l’once, du platine (2 076,32 dollars l’once, record depuis 2008) et du palladium (1 800,06 dollars l’once, record depuis 2023). Les tensions géopolitiques ne sont pas non plus innocentes dans cette situation. Les records sont «soutenus par la montée des tensions» entre les États-Unis et le Venezuela, explique Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote, à l’AFP.