
Sommaire
- Qu’est-ce que le taux de natalité ?
- Comment est calculé le nombre de naissances en France ?
- Quelles sont les conséquences de la baisse de la natalité d’un pays ?
- Quel est le taux de natalité en France en 2025 ?
- Quelles différences entre taux de natalité et taux de fécondité ?
- Pourquoi le taux de natalité baisse-t-il en France ?
- Quel est le taux de fécondité de la France comparé à l’Europe (Espagne, Italie, Allemagne…) ?
- Tableau d’évolution de la natalité française de 2013 à 2025
Qu’est-ce que le taux de natalité ?
Taux de natalité : définition
Le taux de natalité est défini par l’Insee comme « le rapport entre le nombre annuel de naissances vivantes et la population moyenne, sur une période et dans un territoire donnés ». Il est exprimé pour 1 000 personnes et est mis en lien avec le taux de mortalité (rapport du nombre de décès de l’année à la population totale moyenne de l’année).
Taux de fécondité : définition
Le taux de fécondité (ou plus précisément indice conjoncturel de fécondité) est un indicateur démographique qui mesure le nombre moyen d’enfants qu’aurait une femme au cours de sa vie, si les taux de fécondité par âge observés une année donnée restaient constants. Il est exprimé en nombre d’enfants par femme (et non en pour mille).
Avec le taux de fécondité, le taux de natalité constitue un élément clé pour l’étude de la démographie d’un pays.
Comment est calculé le nombre de naissances en France ?
Les chiffres de l’Insee
L’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) dévoile chaque année, le 1ᵉʳ janvier, le nombre de naissances en France. Il dépend de deux facteurs principaux :
- le nombre de femmes en âge de procréer ;
- la fécondité des femmes en âge de procréer.
Nombre de bébés nés en France en 2025
Selon l’Insee, 645 000 enfants sont nés en France en 2025, soit une baisse de 2,1 % par rapport à 2024. Cette baisse s’inscrit dans une tendance de long terme, le nombre de naissances restant « sensiblement inférieur » à son niveau de 2010, avec une diminution d’environ 24 % par rapport à cette année-là (dernier pic de naissances).
Un solde négatif en 2025
Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le solde naturel devient négatif, car le nombre de décès (651 000) a dépassé celui des naissances, entraînant un solde naturel de -6 000 personnes. Cette évolution marque une rupture démographique, même si la population totale continue d’augmenter sous l’effet du solde migratoire positif.
Quelles sont les conséquences de la baisse de la natalité d’un pays ?
La baisse de la natalité entraîne des effets structurels profonds qui se manifestent à court, moyen et long terme. Elle affecte l’ensemble de cette période de développement démographique, économique et social d’un pays.
Le vieillissement de la population
La conséquence directe de la baisse de la natalité est le vieillissement démographique. Lorsque les naissances diminuent durablement, la proportion de personnes âgées augmente mécaniquement par rapport aux jeunes générations. La pyramide des âges se transforme : la base se rétrécit tandis que le sommet s’élargit.
Ce phénomène accroît le rapport de dépendance démographique, c’est-à-dire le nombre de personnes inactives (retraités) rapporté aux actifs.
Une pression accrue sur les systèmes de protection sociale
La baisse de la natalité fragilise les systèmes de retraite, qui reposent sur le principe selon lequel les actifs financent les pensions des retraités. Avec moins d’entrées sur le marché du travail et davantage de retraités, l’équilibre financier devient plus difficile à maintenir.
De la même manière, les frais de santé augmentent, car une population vieillissante consomme davantage de soins médicaux, souvent sur le long terme. Cela entraîne une hausse du coût total des dépenses publiques de santé, obligeant l’État à arbitrer entre augmentation des prélèvements, réformes structurelles ou réduction des prestations.
Des effets sur le marché du travail et la croissance économique
Une natalité faible conduit à une réduction de la population active. Moins de jeunes entrant sur le marché du travail signifie une pénurie de main-d’œuvre dans certains secteurs, ce qui peut freiner l’innovation et la croissance économique. Cette situation peut affecter les dirigeants d’entreprise, confrontés à des difficultés de recrutement.
À long terme, la capacité du pays à maintenir son niveau de richesse et de compétitivité peut être remise en question.
Une transformation des politiques publiques et familiales
Face à la baisse de la natalité, les pouvoirs publics sont souvent conduits à adapter leurs politiques familiales. Cela peut passer par la mise en place ou le renforcement d’un fonds national d’aide aux familles, de prestations ciblées, d’aides à la garde d’enfantsou de dispositifs favorisant la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale.
Des répercussions territoriales et sociales
La baisse de la natalité n’affecte pas les territoires de manière uniforme. Les zones rurales ou déjà fragilisées peuvent connaître un déclin démographique accéléré, avec la fermeture d’écoles, de services publics et de commerces. Cela renforce les inégalités territoriales et accentue les phénomènes de désertification.
Quel est le taux de natalité en France en 2025 ?
Selon les données provisoires de l’Insee pour 2025, le taux de natalité en France s’établit à environ 9,4 naissances pour 1 000 habitants. Ce niveau représente une poursuite du recul par rapport à 2024, où le taux avait été estimé à 9,7 pour 1 000 habitants. Cette baisse s’inscrit dans une tendance de long terme : en 2013, le taux de natalité était encore de l’ordre de 12,3.
L’ensemble des catégories d’âges des mères est touché par cette diminution, à l’exception d’une légère stabilité, voire d’une progression dans les classes d’âge les plus élevées (femmes de 40 ans et plus), une évolution qui reflète un report de la parentalité vers des âges plus avancés.
Quelles différences entre taux de natalité et taux de fécondité ?
Taux de fécondité : rapport entre le nombre de naissances et le nombre de femmes en âge de procréer
Selon l’Insee, « le taux de fécondité à un âge donné est le nombre d’enfants nés vivants des femmes de cet âge au cours de l’année, rapporté à la population moyenne de l’année des femmes de même âge ». Il constitue lui aussi un élément statistique intéressant dans l’étude de l’évolution démographique d’un pays.
Il confirme ou infirme la tendance d’un pays à voir sa population augmenter ou diminuer, avec tous les enjeux sociaux, économiques, démographiques, etc., qui y sont associés.
Taux de fécondité 2025
Depuis 2008, les femmes de 30 à 34 ans ont la fécondité la plus élevée : leur taux de fécondité en 2025 s’établit à 10,8 enfants pour 100 femmes de cette tranche d’âge, contre 12 il y a 20 ans. Comme en 2024, le taux de fécondité avant 40 ans diminue. L’âge moyen en France à l’accouchement est de 31,2 ans en 2025.
Indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) : définition
L’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) est la somme des taux de fécondité par âge observés une année donnée. Il correspond au nombre d’enfants qu’aurait une femme tout au long de sa vie si les taux de fécondité observés l’année considérée à chaque âge demeuraient inchangés. Concrètement, il s’agit du nombre moyen d’enfants par femme.
Indicateur conjoncturel de fécondité 2025
L’indice conjoncturel de fécondité (nombre moyen d’enfants par femme) est tombé à 1,56 en 2025, un niveau historiquement bas en France et significativement inférieur à celui des années précédentes, contribuant à l’amoindrissement du taux de natalité. En 2024, l’ICF s’établissait à 1,62 enfant par femme, contre 1,68 en 2023.
Cette baisse s’inscrit dans une tendance de moyen terme : l’ICF diminue depuis 2010, où il s’élevait à 2,02 enfants par femme en France métropolitaine. Il faut remonter à la fin de la Première Guerre mondiale pour retrouver un ICF aussi bas qu’en 2024 : il était descendu à 1,23 en 1916.
Pourquoi le taux de natalité baisse-t-il en France ?
Facteur démographique
Le premier facteur est démographique. Depuis une dizaine d’années, le nombre de femmes âgées de 20 à 40 ans a diminué en France, conséquence directe de l’arrivée à l’âge adulte de générations moins nombreuses, nées après le creux des naissances des années 1980-1990. Selon l’Insee, cela contribue à la baisse du nombre total de naissances.
L’allongement des études
En 2025, les femmes françaises en âge de procréer sont beaucoup plus nombreuses que leurs aînées à poursuivre leurs études. De fait, les femmes s’inscrivent plus tardivement dans un projet de maternité. L’âge moyen du premier enfant pour une femme est ainsi passé de 29 ans au début des années 2000 à 31 ans en 2025.
La peur de l’avenir
Les couples d’aujourd’hui mènent une véritable réflexion sur leur désir d’enfants. Dans un contexte sanitaire, économique (inflation) et écologique (réchauffement climatique) anxiogène, ils s’interrogent sur la meilleure façon de combiner leur désir de parentalité avec leurs craintes pour l’avenir de leurs enfants.
De nombreux observateurs des taux de natalité et de fécondité en France avancent l’hypothèse d’une baisse conjoncturelle des naissances. Les couples ne feraient ainsi que reporter leurs projets de naissance, dans l’attente d’un contexte général plus optimiste.
Quel est le taux de fécondité de la France comparé à l’Europe (Espagne, Italie, Allemagne…) ?
La baisse du taux de fécondité n’est pas qu’un phénomène national. Un peu partout en Europe, les pays voisins connaissent sensiblement le même phénomène. Dans une démarche de comparaison, la France tire d’ailleurs plutôt bien son épingle du jeu.
En effet, en Italie et en Espagne, l’indice synthétique de fécondité en 2025 est de 1,2 enfant par femme, de 1,46 en Allemagne, selon l’Ined. Au niveau de l’Union européenne, le taux moyen de fécondité est d’environ 1,38 enfant par femme, ce qui place la France au-dessus de la moyenne européenne.
Tableau d’évolution de la natalité française de 2013 à 2025
Voici l’évolution du taux de natalité et du nombre de naissances en France de 2013 à 2025. Après un dernier niveau élevé au début des années 2010, le nombre de naissances diminue presque chaque année. 2025 constitue un point marquant, avec un niveau de naissances très bas.
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