Il était moins une. Alaska Airlines s’est évité un nouveau scandale, et surtout un drame ! Un avion de la compagnie aérienne américaine était lancé à 200 km/h sur la piste pour décoller de Nashville (États-Unis) lorsqu’il a ralenti pour éviter un autre appareil présent sur sa trajectoire. Une manœuvre qui n’a pas été sans conséquences puisque les pneus de l’engin ont tout simplement éclaté, rapporte BFMTV, le 13 septembre 2024. Fort heureusement, en dehors des roues du Boeing 737 Max 9 qui ont souffert, aucun blessé n’est à déplorer.

Une enquête a été ouverte par la FAA, le régulateur américain de l’aviation civile. Elle doit permettre de comprendre la raison pour laquelle deux avions se sont retrouvés sur la même piste. Et pour cause, selon les premiers éléments rapportés par les médias américains, l’avion qui avait entamé sa procédure de décollage en avait bien reçu l’autorisation. De même, l’appareil qui aurait pu être percuté par celui d’Alaska Airlines avait lui aussi été autorisé à traverser la piste. L’avion de la Southwest Airlines aurait ainsi pu être percuté sans la manœuvre du pilote et du copilote.

Une porte arrachée en plein vol en janvier

Une fois la frayeur passée, les passagers et le personnel de bord ont pu descendre de l’avion. Ils ont rejoint l’aéroport de Nashville avant de monter dans un autre appareil et de prendre leur envol vers Seattle (États-Unis). Leur voyage s’est passé sans encombre. Ils sont bien arrivés à destination. Alaska Airlines peut donc se féliciter, alors que la compagnie a toutes les peines du monde à faire oublier un autre scandale.

Le 5 janvier 2024, un avion de la compagnie aérienne américaine avait perdu une porte en plein vol. Dès février, un rapport préliminaire de l’Agence de sécurité des transports a incriminé Boeing. D’après les premiers relevés, quatre boulons, indispensables pour empêcher la porte de se déplacer, manquaient à l’appel. Le constructeur aéronautique enchaîne donc les incidents et n’est pas près de faire taire les critiques.