
Le vol n’aura été que de courte durée. Le 16 mars dernier, les passagers du vol AF908 de la compagnie aérienne Air France se faisaient certainement une joie d’embarquer. Le Boeing, qui devait effectuer la liaison entre l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle et celui de N’Djamena au Tchad, a finalement tourné court. Comme le rapportent nos confrères d’ActuParis, le vol avait pourtant bien démarré. Pourtant, une fois le décollage réalisé visiblement sans encombre, le trajet a rapidement dû être écourté.
En effet, alors que l’avion avait quitté le tarmac de l’aéroport parisien à 11h40 selon les données de Flightradar, ce dernier aurait dû atterrir au Tchad à 18h50. Or, pour des raisons pour l’heure inconnues, le Boeing de la compagnie nationale française a été contraint de rebrousser chemin en urgence après le déclenchement d’une alerte dans le cockpit. Il se trouvait alors au-dessus de la frontière qui sépare la France de l’Espagne. Contactée par nos confrères, Air France n’a pas souhaité fournir plus d’informations sur cet incident en plein vol.
Le signal d’urgence 7700 émis par l’équipage
Une chose est toutefois certaine. Avant d’effectuer son demi-tour pour retourner vers son aéroport de départ, le vol AF908 a émis le signal d’alerte 7700. Déclenché par les membres d’équipage, ce code peut alors signifier différents types de problème à bord de l’appareil. Il peut ainsi s’agir d’un incident mineur comme une panne électrique, voire un problème bien plus grave comme une panne d’un ou plusieurs moteurs ou d’une urgence médicale. L’avion ayant repris la direction de la capitale, ce dernier s’est par la suite posé sans encombre à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.
Récemment, un autre vol d’Air France avait été forcé de faire demi-tour peu de temps après son décollage. Le 13 mars dernier, le vol AF75T08, lui aussi au départ de Roissy-Charles-de-Gaulle et qui reliait la ville de Nantes, avait été contraint de rebrousser chemin. En effet, l’appareil était entré en collision avec des oiseaux, caractérisé dans le jargon de l’aérien par une «ingestion aviaire». Si la situation avait dû être impressionnante pour les passagers présents en cabine, un tel événement n’est pourtant pas si rare puisque, selon la direction générale de l’aviation civile (DGAC), environ 600 vols commerciaux sont chaque année impactés par des collisions avec des oiseaux en France métropolitaine.


















