Alors que les prix du pétrole et du gaz s’envolent, en conséquence du blocage du détroit d’Ormuz et des bombardements israélo-américains sur l’Iran, les compagnies aériennes sont elles aussi forcées de s’adapter. En conséquence, Air France et KLM ont annoncé une augmentation de cinquante euros des tarifs de billets, qui concernera les trajets long-courriers d’après BFM. «Le contexte géopolitique actuel au Moyen-Orient a entraîné une hausse importante et soudaine des prix des carburants, notamment du kérosène. En conséquence, Air France et KLM augmentent leurs tarifs sur les vols long-courriers pour les billets émis à compter du (mercredi) 11 mars 2026», a annoncé Air France-KLM, appuyant ainsi une information des Échos.

Concrètement, les billets pour la classe économique augmenteront de cinquante euros aller-retour. Mais le groupe n’est pas le seul à appliquer cette hausse des tarifs, sa décision intervient après plusieurs annonces similaires d’Air India, Qantas, Cathay Pacific ou encore SAS. De son côté, Transavia n’a pas encore annoncé sa décision de faire la même chose, même si la compagnie a assuré qu’elle «prendra les mesures le cas échéant» indique un porte-parole à l’AFP jeudi 12 mars.

Une facture énergétique en forte hausse

D’après l’indice de référence Platts, la hausse du carburant aérien est particulièrement marquée. Mercredi 11 mars, le prix mondial du kérosène aurait atteint près de 168 dollars le baril, un niveau deux fois plus élevé que celui observé en début d’année 2026. Jeudi 12 mars, le baril de Brent de la mer du Nord, référence en matière de pétrole, est aussi repassé au-dessus des 100 dollars.

Pourtant, un écart important existe entre le prix du pétrole brut et le prix du carburant d’aviation. Celui-ci s’explique par les coûts de raffinage, mais aussi par le fait que le kérosène n’est pas un carburant prioritaire par rapport à l’essence ou au gazole pour les raffineries, selon l’Association internationale du transport aérien. Pour les compagnies, le carburant est l’un des plus gros postes de dépenses, et représente environ 26 % de leurs coûts d’exploitation. Toutefois, certaines compagnies peuvent amortir le choc pétrolier grâce à une stratégie de «couverture» : les compagnies achètent du carburant à prix fixe plusieurs mois à l’avance.