
Un véritable enthousiasme. En marge de la réunion de grandes puissances à Evian, sur les rives du lac Léman, ce mardi 16 juin, Donald Trump s’est réjoui de l’invitation d’Emmanuel Macron à aller dîner au château de Versailles le lendemain, le mercredi 17 juin. «C’est du lourd», s’est exclamé le président américain, qualifiant le chef de l’Etat français «d’homme très gentil». «Et Versailles, c’est pas du plaqué or, c’est du lourd. Alors j’ai dit ‘j’aimerais le faire’», a ajouté celui qui est connu pour son goût des dorures, dont il n’a pas été avare dans les travaux de décoration de la Maison-Blanche.
Donald Trump, qui était parti dimanche soir tard dans la nuit de Washington après avoir fêté son 80e anniversaire dans les jardins du palais présidentiel, a affirmé que ce dîner dans les Yvelines le ferait quitter l’Hexagone à nouveau à une heure avancée. «De toute manière, je ne suis pas un gros dormeur», a-t-il précisé.
Les Français ont promis un dîner de travail «sobre»
Si les critiques pleuvent du côté des opposants d’Emmanuel Macron, ces derniers estimant que le locataire de l’Elysée avait organisé ce dîner pour amadouer Donald Trump et son amour pour les réceptions fastueuses, le président français a assuré qu’il ne s’agissait pas d’un «dîner de gala». Mathilde Panot, la chef des députés Insoumis à l’Assemblée, a déploré la venue d’un «président suprémaciste». «C’est un dîner pour célébrer les 250 ans» de la déclaration d’indépendance américaine, «parce que la France y a joué un rôle», a clarifié le chef de l’Etat français.
Pour rappel, en 1778, Louis XVI avait reçu Benjamin Franklin et accordé un soutien militaire en faveur de l’indépendance des États-Unis d’Amérique. Le traité d’indépendance avait été signé au même endroit en 1783. Les Français ont promis un dîner de travail «sobre» entre les délégations des deux présidents.



















