
Une volte-face en bonne et due forme ? Début juillet, les Etats-Unis semblaient changer de stratégie lorsque la porte-parole de la Maison-Blanche indiquait que le pays n’allait plus livrer certaines armes américaines à Kiev. Parmi elles, le missile supersonique Hellfire AGM-114. Mais comme le rapporte Le Monde, Donald Trump semble lassé de la situation sur le front ukrainien, après les gages notamment laissés à Vladimir Poutine. Lundi 14 juillet, le président américain a promis de nouvelles armes pour l’Ukraine dans le cadre d’un accord avec l’OTAN. «Nous leur enverrons des Patriot, dont ils ont désespérément besoin», a-t-il lâché.
Cette fourniture d’armes devrait être actée une fois que les dernières tranches d’aides militaires léguées par Joe Biden seront épuisées. Selon les mots du président américain, il s’agira d’«équipements militaires d’une valeur de plusieurs milliards de dollars qui vont être achetés aux Etats-Unis» par les alliés européens, qui vont «aller à l’OTAN», avant d’être «rapidement distribués sur le champ de bataille». Du matériel qui ne coûtera rien au contribuable américain. «Ils vont nous les payer à 100 %», a ajouté Donald Trump, ce qu’il a qualifié de «très grosse affaire».
Trump «déçu» par Poutine
Répétant qu’il avait été «déçu» par son homologue russe, Donald Trump a fustigé son attitude : «Poutine a vraiment surpris beaucoup de gens. Il parle gentiment et ensuite il bombarde tout le monde le soir.» Selon France 24, l’émissaire américain Keith Kellogg a entamé une nouvelle visite en Ukraine, rencontrant le président Volodymyr Zelensky et saluant «une conversation productive». Dans la foulée, le président ukrainien a salué cet échange : «Nous avons discuté du chemin vers la paix, et ce que nous pouvons faire concrètement pour s'en rapprocher.»
Dans le même temps, l’idée d’une nouvelle salve de sanctions contre la Russie est envisagée afin de la priver des revenus avec lesquels elle finance la guerre. «Un tournant arrive», a déclaré sur CBS le sénateur américain Lindsay Graham pour qui sa proposition «donnerait au président Trump la capacité d'imposer des droits de douane de 500% sur n'importe quel pays qui aide la Russie et soutient la machine de guerre de Poutine».
Les avoirs russes aussi visés ?
Selon Lindsay Graham, sa proposition serait «un coup de massue que le président Trump aura à sa disposition pour mettre fin à la guerre». En marge d’une entrevue avec le secrétaire général de l’OTAN, Lindsay Graham et le sénateur démocrate Richard Blumenthal ont également évoqué des mesures pouvant toucher les avoirs russes ainsi que la vente aux alliés européens d'«énormes quantités d'armes qui pourront bénéficier à l'Ukraine».



















