Tout le monde avait beau être prévenu que le bilan 2022 de la SNCF serait exceptionnel, les chiffres publiés jeudi soir par le groupe ferroviaire ont autant donné le tournis que provoqué des sarcasmes. Jamais l’entreprise publique n’avait dépassé la barre des 40 milliards d’euros de chiffre d’affaires sur une année. Un sommet vertigineux qui laisse quelques usagers du rail perplexes, notamment en région Île-de-France ou dans les Hauts-de-France, où la qualité de service proposée, faute de personnel, provoque depuis la rentrée de septembre au mieux de l’incompréhension, au pire de la colère. Ajoutez à cela une hausse des tarifs, que ce soit sur les trajets du quotidien (le prix du Pass Navigo est passé de 75 à 84 euros en janvier), mais aussi sur les grandes lignes depuis février, couplée à des conditions tarifaires beaucoup plus drastiques et moins flexibles, et vous avez des ingrédients puissants de mécontentement.

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