La France continue son chemin vers une meilleure autonomie pour sa défense. Le groupe informatique Atos annonce avoir vendu ses activités stratégiques à la France, mardi 31 mai, dans un communiqué. Valorisées à 404 millions d’euros, elles regroupent les activités de calcul, notamment utilisées pour la dissuasion nucléaire, dans une entité baptisée Bull. C’est désormais l’État français qui en est l’unique actionnaire.

L’État a été attiré par les capacités impressionnantes de calcul, indispensables à l’heure du numérique. Les négociations exclusives avaient commencé en novembre 2024 et comprenaient plusieurs aspects. Il y avait la vente des supercalculateurs, mais aussi des solutions d’analyse vidéo enrichies par l’intelligence artificielle. Cette seconde branche, nommée «Vision AI», ne faisait plus partie des négociations en juin 2025, quand l’État a fait une offre.

2 500 salariés, principalement en France

Ce rachat est d’autant plus stratégique pour l’État français que la branche Advanced Computing rassemble plus de 2 500 salariés, principalement en France. Ils conçoivent les fameux serveurs utiles pour traiter les données calculées par les supercalculateurs. La France veut devenir un État stratégique et prendre le virage du numérique. Il faut dire que la concurrence est rude avec les hectares de serveurs implantés aux États-Unis.