
La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni «vont travailler ensemble à des projets de missiles de très longue portée». Emmanuel Macron tenait, lundi 2 mars, un discours sur la dissuasion nucléaire française, quelques jours après le début de la guerre au Moyen-Orient, assortie de menaces sur l’Europe. Le but de ce projet est de donner à l’Europe «de nouvelles options pour gérer conventionnellement l’escalade», a expliqué le président. Ces missiles de très longue portée devraient être développés «dans le cadre de l’initiative dite ELSA», pour «European Long Range Strike Approach», lancée en 2024 avec l’Italie, la Pologne et la Suède.
Il faut dire que la France est le seul pays de l’Union européenne possédant l’arme nucléaire, depuis le Brexit. Avec le retour de la guerre en Europe et l’intensification du conflit au Moyen-Orient, la défense du territoire européen est désormais une question centrale et «il faut pouvoir se défendre contre les missiles de l'adversaire, mais aussi pouvoir faire peser une pression sur celui-ci», expliquait la chercheuse Héloïse Fayet en juillet 2025, selon BFMTV.
Le retrait américain comme déclencheur
Selon le ministère des Armées, l’initiative ELSA, les missiles à longue portée sont «un outil essentiel pour la défense du continent». D’autant que celle-ci n’est plus autant assurée par les États-Unis. Le ministère américain de la guerre a publié, le 23 janvier 2026, sa «national defense strategy 2026», faisant état d’un soutien «essentiel mais plus limité» à l’Europe. Une décision qui avait été approuvée par le ministre des Affaires étrangères sur X : «Les Européens peuvent et doivent prendre en charge leur sécurité».



















