Crédit agricole, BNP Paribas, Société générale (SG)… Les actions en Bourse et les comptes des banques françaises ont le vent en poupe, malgré les vents contraires soufflant actuellement sur l'économie mondiale (droits de douane de Donald trump, etc.). Le résultat opérationnel de Crédit agricole, de BNP Paribas et de Société générale est en effet attendu en progression cette année et en 2026, selon le consensus des analystes financiers. Et au niveau européen, les profits des banques devraient rester favorablement orientés pour encore deux à trois ans, juge Bank of America.

La communauté financière table globalement pour les banques européennes sur une légère baisse des profits cette année, mais par la suite, une reprise de la progression des bénéfices est espérée pour 2026 et 2027. En effet, dans ce contexte économique incertain, les banques bénéficient de plusieurs atouts. En particulier, elles ne sont pas directement concernées par la problématique des droits de douane de Donald Trump (même si les banques le sont indirectement puisque les droits de douane pourraient quelque peu affecter affecter la santé économique de leurs emprunteurs), fait valoir Lazard Frères Gestion (LFG).

Crédit agricole, BNP Paribas, Société générale… Les banques européennes profitent d’une tendance favorable sur les taux d’intérêt et bénéficieront de volumes de prêts accrus

Deuxièmement, les banques bénéficient actuellement d’un écart croissant entre les taux d’intérêt à court terme (et donc leurs coûts de financement) et ceux à long terme (les taux auxquels les établissements financiers prêtent). D’où «un processus de transformation bancaire plus rentable», relève LFG. A cet égard, un retour du taux de dépôt de la Banque centrale européenne (BCE) vers 1,75% en fin de cycle (a priori fin 2025 ou début 2026) est attendu (sources Bank of America et consensus Bloomberg) «sans que cela soit pénalisant pour les banques», rapporte LFG.

La baisse globale des taux par rapport aux niveaux de 2023-2024 réduit les marges des banques européennes via leur activité de crédit, mais cet impact «devrait être compensé par l'augmentation des volumes de prêts et de dépôts et l'augmentation des revenus de commissions», juge LFG. Quant au ratio de prêts non performants (les prêts dont le remboursement par l’emprunteur devient improbable), il demeure globalement stable depuis six ans, «à un niveau historiquement bas, permettant aux banques d’afficher un faible coût du risque», souligne la société de gestion.

Crédit agricole, BNP Paribas, Société générale (SG)… Les actions des banques françaises ont-elles encore du potentiel en Bourse ?

En Bourse, les actions Crédit agricole, BNP Paribas et Société générale (SG) se sont envolées ces derniers trimestres, malgré le choc d’avril sur les droits de douane, qui a été particulièrement vite surmonté (une reprise «en V» est constatée depuis le point bas majeur du 7 avril). Au 14 mai, l’action Société générale affichait un gain de 82% sur six mois, l’action Crédit agricole de 31% et l’action BNP Paribas de 33%. Après de telles envolées en Bourse pour les banques françaises, une certaine prudence est désormais de mise. Par exemple, l’action Société générale est (à l’heure où ces lignes sont écrites) à proximité immédiate de son juste prix estimé (49 euros, selon le consensus des analystes financiers).

De leur côté, Crédit agricole et BNP Paribas semblent toutefois avoir davantage de potentiel d’appréciation en Bourse, du seul point de vue de l’analyse financière. Les lecteurs de Momentum, la lettre d’investissement premium quotidienne de Capital sur la Bourse, ont pu réaliser des gains massifs sur les actions Société générale, BNP Paribas et Crédit agricole, achetées à de très bons timings en 2024. Est-il encore temps d’acheter ces actions, ou faut-il être prudent actuellement ? Que disent l’analyse financière et l'analyse technique ? Achetez et vendez vos actions en Bourse au bon moment avec Momentum. En faisant le choix d'un abonnement annuel, 5 mois sont offerts. Pour en profiter, il suffit de cliquer sur le lien ci-après.