
La Bourse de Paris évolue dans le rouge ce jeudi 12 juin, prudente face à un regain de tensions géopolitiques au Moyen Orient et en attendant d'y voir plus clair sur le front commercial avec les Etats-Unis. L'indice vedette CAC 40 reculait de 0,86% vers 10H25, soit de 66,98 points à 7 708,92 points. Mercredi, l'indice a lâché 0,36% à la clôture, à 7 775,90 points. «Sur les marchés actions, les tensions géopolitiques» au Moyen Orient gagnent du terrain, commente Jim Reid, économiste de Deutsche Bank.
Selon des responsables américains mercredi, les Etats-Unis vont réduire les effectifs de leur ambassade en Irak pour des raisons de sécurité, une annonce qui intervient alors que l'Iran a averti mercredi qu'il ciblerait les bases militaires américaines au Moyen-Orient en cas de conflit avec les Etats-Unis. «Le sentiment de marché a été encore alourdi après que le média CBS News a rapporté que ce retrait partiel était lié à des informations selon lesquelles Israël préparait à lancer une opération contre l'Iran», retient l'économiste de Deutsche Bank.
La Bourse suspendue aux négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine
«L'autre grande actualité est lieu des négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine» après que Donald Trump a annoncé qu'un accord avait été trouvé entre les négociateurs des deux puissances, sous réserve de validation des deux chefs d'Etat», a poursuivi Jim Reid. Toutefois, «le soulagement que les Etats-Unis et la Chine pourraient parvenir à une sorte d'accord qui pourrait assouplir les exportations chinoises de terres rares vers les États-Unis - en échange de l'autorisation accordée à davantage d'étudiants chinois d'étudier dans les universités américaines - a été de courte durée, car de nombreux points restent incertains», détaille Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank.
Par ailleurs, le secrétaire au Commerce américain, Howard Lutnick, a déclaré mercredi sur la chaîne CNBC que l'accord avec l'Union européenne serait probablement l'un des derniers que les États-Unis concluront, alors que l'administration Trump s'empresse de sécuriser ceux avec d'autres partenaires commerciaux. «Je suis optimiste sur le fait que nous pouvons y arriver, mais l'Europe sera probablement à la toute fin», ajoutant qu'il est «difficile de négocier» avec l'Union européenne «parce qu'il y a 27 pays». Le secrétaire au Commerce a également souligné que les Etats-Unis ne «vendent pas de voitures en Europe», pointant du doigt «des règles injustes» qui doivent devenir plus «équitables».
Stellantis chute en Bourse
Dans ce contexte d'incertitudes, le constructeur automobile Stellantis lâchait 2,86% à 8,77 euros. Chahuté par la politique commerciale erratique de l'administration Trump, le groupe voit son titre fondre de plus de 30% depuis le 1er janvier.















